Après PurePeople, Fimalac rachète AlloCiné

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Marc Ladreit de Lacharrière confirme ses (grandes) ambitions dans les médias et l\'Internet. Son groupe Fimalac vient d\'annoncer mercredi soir être entré en négociations exclusives pour racheter AlloCiné au fonds américain Tiger Global Management. Le site d\'actualité sur les films et les séries, le petit IMDb à la française (International Movie Data Base, filiale du géant Amazon), sera fusionné avec Webedia, l\'éditeur de la galaxie de sites d\'actualité de loisirs PurePeople, PureMédias, etc, dont Fimalac a annoncé le rachat il y a à peine deux mois en vue de le rapprocher de TerraFemina, le site fondé par Véronique Morali, l\'épouse de Marc de Lacharrière. Présent dans cinq pays (France, Brésil, Allemagne, Turquie, Espagne), AlloCiné est classé au troisième rang mondial des sites sur ses thématiques avec 25 millions de visiteurs uniques par mois (selon ComScore en mai dernier). Le fonds new-yorkais Tiger était devenu l\'actionnaire majoritaire d\'AlloCiné en 2007 en reprenant les parts des dirigeants et du FCPR Cita, pour un montant estimé à l\'époque à 120 millions d\'euros. La rumeur avait circulé en mars 2012 que le fonds cherchait à sortir. Le prix que paierait Fimalac se situerait entre 50 et 70 millions d\'euros, soit 2,5 à 3,5 fois le chiffre d\'affaires (19 millions). « Un champion français du divertissement » « Fimalac n\'était pas du tout dans le digital, mais Marc de Lacharrière est une personne éclectique » avait indiqué Véronique Morali, lors du colloque NPA le mois dernier. « Une fois l\'opération achevée, le nouveau groupe constitué par Fimalac, avec Webedia, Terrafemina et Allociné deviendrait le 4ème groupe media digital français et le leader sur la thématique du divertissement » explique le groupe dans un communiqué. Lancé en 1993 par Jean-David Blanc et Patrick Holzman comme un service téléphonique, puis passé au Minitel et enfin sur le Web en 1997, le portail AlloCiné apporte notamment toute sa base de données, son inventaire vidéo proche de 30 millions de vidéos vues par mois et son application mobile parmi les 20 plus téléchargées en France. Fimalac compte apporter aux sites « de nombreuses synergies avec ses activités de production et de distribution d\'artistes en France et à l\'étranger », notamment via ses participations dans Gilbert Coullier et Auguri Productions, ainsi que « sa position de leader français dans l\'exploitation de salles dédiées au spectacle vivant », via la société Vega qui exploite des salles de spectacles dont plusieurs Zénith. « En se rapprochant du monde du cinéma, Fimalac entend compléter son pôle divertissement et renforcer son ambition de construire un champion français du divertissement armé pour affronter la compétition internationale et capable de défendre dans le monde numérique l\'exception culturelle française » fait valoir Marc Ladreit de Lacharrière.Couper l\'herbe sous le pied de Vivendi ? Un champion français du divertissement ? Jusqu\'à présent, c\'est Vivendi, Lagardère ou TF1, qui se présentaient comme tels. De la billetterie en ligne à la salle de spectacle, Fimalac est désormais présent sur l\'ensemble de la chaîne de valeur, dans une logique d\'intégration verticale. Ces acquisitions en série interviennent-elles pour couper l\'herbe sous le pied de Vivendi qui entend se redéployer dans les médias après avoir scinder ses actifs de télécoms ? Ironie de l\'histoire, AlloCiné a appartenu à Vivendi (entre 2000 et 2003 au sein de CanalNumedia) et c\'est d\'ailleurs Jean-Marie Messier, l\'ex-patron de Vivendi, qui a conseillé le fonds Tiger Global via sa société de conseil Messier Merris et Associés...  

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