General Motors cible prioritairement l'Amérique latine

 |   |  440  mots
« Nous avons un programme d'investissement de 2,8 milliards de dollars (2 milliards d'euros) entre 2009 et 2012 au Brésil et en Argentine », explique à « La Tribune » Jaime Ardila, président de la nouvelle entité GM Amérique latine. « 950 millions de dollars sont destinés à la création d'une usine de moteurs et à l'extension de notre site d'assemblage dans le Rio Grande do Sul pour accroître les capacités. » GM devrait produire « 750.000 véhicules au Brésil et en Argentine cette année, contre 680.000 en 2009. Et nous visons le million en 2014 ». Or les capacités maximales actuelles y sont justement de « 1 million en trois équipes ». D'où la nécessité de rajouter l'équivalent de « 125.000 unités supplémentaires ». La plus grosse partie de l'investissement, « majoritairement autofinanc頻, est toutefois réservée au « renouvellement complet de nos 18 modèles ». Le consortium américain a « commencé fin 2009 par l'Agile, un petit modèle inédit produit en Argentine. « En septembre 2010, nous lancerons un autre petit véhicule, puis quatre modèles compacts en 2011. Enfin, en 2012, pas moins de six produits verront le jour », ajoute ce Colombien qui rend compte directement au PDG de GM, Ed Whitacre. « Depuis deux ans, notre centre technique au Brésil est capable de concevoir intégralement des produits nouveaux, y compris pour d'autres régions du monde comme la Russie, l'Indonésie, la Thaïlande, l'Afrique du Sud, le Mexique. Notre centre est passé de 500 ingénieurs à 2.000. »3e constructeur au BrésilInstallé depuis très longtemps dans le Mercosur, où il a d'abord produit des dérivés de modèles américains, relayés dans les années 1970 par des produits européens, GM y est l'un des acteurs majeurs ? sous la marque Chevrolet. Sa pénétration atteint 20,3 % au Brésil (voitures et utilitaires légers), où il est le troisième constructeur derrière Fiat et Volkswagen, et 16 % en Argentine. Il emploie sur place 25.000 salariés. Doté d'une bonne image, il est notamment très bien placé sur le segment des voitures « populaires », le plus porteur au Brésil, dont il est l'un des ténors avec les Celta, Prisma et Classic. Des modèles aujourd'hui issus d'anciennes Opel Corsa européennes et qui seront bientôt remplacés.L'Amérique du Sud ? comme la Chine ? représente un point fort pour un groupe comme GM à peine sorti de la faillite et aujourd'hui nationalisé, qui doit encore affronter les pertes à répétition de sa branche européenne. En effet, « les activités sud-américaines ont été rentables ces quatre dernières années. Et 2010 devrait être une très bonne année », annonce Jaime Ardila. Alain-Gabriel Verdevoye

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :