Infiniti, marque de luxe de Nissan, se fixe des objectifs (un peu trop) somptueux

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« On a vendu 172.000 voitures  l\'an dernier dans le monde. Cette année, nous attendons une croissance de 15%. Et, pour dans cinq ans,  nous voulons passer à 500.000 », explique à latribune.fr François Goupil de Bouillé,Vice-président d\'Infiniti en charge des opérations mondiales. La marque de luxe du japonais Nissan, allié de Renault, ne se donne nullement pas pour battue devant le peu d\'engouement de ses modèles en Europe jusqu\'ici. Archi-marginale sur le Vieux continent, le label écoule en fait aujourd\'hui « 70% des volumes aux Etats-Unis », où il s\'est taillé une belle réputation en matière de qualité comme son rival et compatriote Lexus (Toyota).Si, dans cinq ans, les États-Unis devraient encore « générer la moitié des volumes », Infiniti compte aussi sur les autres régions du monde. La diversification géographique est en route. La firme, qui fabrique la presque totalité de ses (gros) véhicules au Japon et une faible partie aux Etats-Unis, commencera « fin 2014 à fabriquer également en Chine et en 2015 en Europe ».Descente en gamme« Dans cinq ans, la Chine absorbera 30% des ventes et l\'Europe avec la Russie un peu moins de 10%. La seule Europe occidentale en générera 5% », pronostique ce français, ancien patron de Nissan en Russie. Le Vieux continent devient donc une cible, même si les volumes resteront relativement modestes. La firme n\'a vendu que «  3.000 unités en Europe de l\'ouest l\'an dernier, dont 440 en France. Ce sera un peu plus cette année. Et, après le milieu de la décennie, on dépassera les 10.000 ». Et « on devrait passer aux 25.000 en 2018 ». Une croissance qui se veut sage et prudente. Aujourd\'hui, il manque à Infiniti les produits, trop dispendieux et voraces, car dessinés pour l\'Amérique du nord, et un vrai réseau de distribution, trop confidentiel à  ce jour (75 concessionnaires en Europe de l\'ouest, 9 seulement en fin d\'année dans l\'Hexagone). Mais, des produits plus « européocentrés » arrivent.Une berline à moteurs allemandsAu salon allemand de Francfort, la marque expose ainsi sa berline de gamme moyenne supérieure Q50, commercialisée à la mi-novembre avec notamment des… moteurs diesel de Classe C Mercedes, en fonction des accords entre l\'Alliance Renault-Nissan et l\'allemand noués en 2010.Ce véhicule importé du Japon se pose en rivale des Audi A4 ou… Mercedes C. Avec, grâce aux moteurs à gazole allemands, des consommations et émissions de C02 contenues. La firme annonce 114 grammes de CO2 au kilomètre, une valeur très basse pour une berline de cette taille. Son prix démarrera à 34.800 euros. Ce qui semble concurrentiel.Et place à la compacteMais ce n\'est pas tout, la marque expose la Q30, un concept de berline compacte sur plate-forme de Mercedes classe A, qui devrait être produite en 2015 à Sunderland (Grande-Bretagne) pour rivaliser avec les Audi A3, BMW1 et Mercedes A. 60.000 unités annuelles sont prévues.« Dans cinq ans, notre gamme couvrira 90% du marché du haut de gamme ». Il y aura aussi « un 4x4 compact et une petite voiture », ajoute le dirigeant. Bref, Infiniti mise sur une gamme élargie capable de réellement concurrencer les marques allemandes.

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