Washington veut relancer les négociations de paix avec Israël

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Moyen-OrientAlors que les tensions restent toujours aussi vives entre Israël et ses voisins ? hier, des roquettes ont été tirées de Tyr, au Sud-Liban, vers la Galilée, dans le nord du territoire ?, Barack Obama prépare activement un « show diplomatique » moyen-oriental. Selon le scénario qu'il a mis au point, il devrait parrainer à la fin septembre aux États-Unis la première rencontre officielle entre Mahmoud Abbas, le président palestinien, et Benyamin Nétanyahou, le chef du gouvernement israélien. Ce sommet est censé permettre la relance des négociations de paix au point mort depuis la fin de l'an dernier. Pour y parvenir, Barack Obama n'a pas ménagé ses efforts.Il n'a cessé de faire pression sur Israël. Benyamin Nétanyahou a ainsi été contraint de lâcher du lest en acceptant l'idée de la création d'un État palestinien, une grande première pour le dirigeant de la droite. Mais sur la question des colonies israéliennes en Cisjordanie et dans la partie arabe de Jérusalem, Benyamin Nétanyahou n'a pratiquement rien cédé pour le moment. Le Premier ministre a ainsi refusé d'imposer un gel total de la construction de logements dans les colonies en Cisjordanie où vivent 300.000 Israéliens comme le demandait Barack Obama.Il n'a consenti qu'à un « moratoire » de quelques mois, c'est-à-dire à un simple ralentissement des mises en chantier qui ne devrait pas concerner la partie arabe de Jérusalem où résident quelque 200.000 Israéliens. Histoire de bien faire passer le message, le gouvernement israélien a donné son feu vert ces derniers jours à la construction de plus de 900 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-est. Autrement dit, George Mitchell, l'émissaire spécial américain, qui doit entamer dimanche une nouvelle tournée dans la région, a échoué sur ce point.Benyamin Nétanyahou est d'autant moins enclin à reculer que sa cote de popularité est au plus haut en Israël au point qu'il a étouffé dans l'?uf toute tentative de fronde des « durs » de sa majorité hostiles à la moindre concession aux Palestiniens. Bref, le climat général augure assez mal de la création d'un État palestinien d'ici deux ans, l'objectif ambitieux que s'est fixé Barack Obama. Du côté palestinien, ce projet semble également relever du mirage. Mahmoud Abbas ne peut parler qu'au nom de la Cisjordanie. La bande de Gaza est en effet contrôlée depuis plus de deux ans d'une main de fer par les islamistes du Hamas, qui ne reconnaissent pas son autorité. Pascal Lacorie, à Jérusalem

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