Le volley cherche sa croissance
La Tribune
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volley-ballles mauvaises langues diraient que, le volley-ball, c'est le sport UNSS (Union national du sport scolaire) par excellence ? celui qu'on pratique le mercredi lors des rencontres sportives entre collèges. Pendant que les tricolores jouent la gagne sur le parquet turc d'Izmir, ce sport en salle perd du terrain face à son encombrant cousin du hand-ball : « Je suis tout à fait conscient qu'il faut mériter un espace médiatique, et nous, on n'a pas le choix : il faut faire des résultats, croit Stéphane Antiga, le vice-capitaine de l'équipe de France. Malheureusement, on n'a pas encore réussi à être champion du monde, au contraire des handballeurs. À nous de forcer notre reconnaissance. »Pour l'instant, le volley n'a droit qu'aux petites antennes de Sport Plus et Eurosport. « Ça a changé quelque chose quand même qu'on soit diffusé, estime Gary Gendrey, central de l'AS Cannes. Tout le monde peut nous voir, et puis les matchs sont commentés par le sélectionneur national, alors on pense à bien jouer? » Avec ses 16 clubs (dont quelques places fortes comme Paris, Tours, Poitiers et Cannes), la ligue A, l'élite du volley français, est entrée il y a peu dans l'ère du professionnalisme. « À mes débuts, il y a six ans en première division, je gagnais 2.500 euros par mois. Mais, oui, on s'entraîne deux fois par jour avec des séances de musculation. »moyens dérisoiresOn est loin de la cohorte de moyens dépêchés pour le football, par exemple. Les volleyeurs se débrouillent à petite échelle et, surtout, devant une faible affluence : « À Cannes, on a 600 personnes par match, raconte Gendrey. Ici, au niveau organisation ce n'est pas encore ça, et, au niveau pub, ce n'est pas ça du tout. J'ai joué en Grèce et en Italie, et ça n'a rien à voir. Ce n'est pas la même mentalité et c'est beaucoup mieux structuré. » Dans la botte, le « pallavolo », comme on l'appelle, et sa Lega sont un grand spectacle avec des salles gigantesques et un paquet de stars venues de toute l'Europe et du roi Brésil.Dans l'Hexagone, peu de stars, la majorité de l'équipe de France s'est exilée à l'image de Stéphane Antiga qui évolue en Pologne, à Belchatow. Cannes (1,8 million d'euros de budget en 2008) a bien Pierre Pujol, gueule d'ange et mains d'or, ex-passeur titulaire des Bleus, l'une des dernières vedettes qui reste à la Ligue A française : « Pierre, c'est le produit qui fait vendre. Selon Gendrey, ça fait vendre des maillots parce que c'est l'image de l'équipe de France. » L'équipe de France se porte bien merci, pour elle, mais un titre européen changerait peut-être la donne d'un sport qu'on cantonne à ses gymnases. M. M. avec Caroline Bauer
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