Du G20 aux salles de marché ?

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émunérationsLes règles définies lors du dernier G20 sur les rémunérations variables dans les banques seront bientôt inscrites dans le droit français. « La Tribune » s'est procuré le projet d'arrêté ministériel qui reprend les grands thèmes abordés à Pittsburgh.Premier sujet : l'efficacité du contrôle des risques au sein des établissements financiers. L'arrêté ministériel posera le principe de la déconnexion entre la rémunération des personnels qui valident les opérations et la performance des activités contrôlées. En outre, ces rémunérations devront être « à un niveau suffisant pour disposer de personnels qualifiés et expérimentés », précise le projet d'arrêté. Les questions des fonds propres et du risque de liquidité y sont également traitées. En somme, l'attribution de bonus ne doit pas se faire au détriment de la liquidité ni des fonds propres des banques. Chargée de faire respecter cette règle, la Commission bancaire examinera donc « si le montant total des rémunérations variables exprimé en pourcentage du produit net bancaire est cohérent avec le maintien d'un niveau suffisant de fonds propres ».instruments indexésAu niveau individuel, les banques devront veiller à ce qu'une part « significative » de la rémunération des « personnels dont les activités sont susceptibles d'avoir une incidence sur l'exposition aux risques » (y compris les dirigeants) soit variable et indexée aux performances individuelles et collectives. Les bonus ne devront pas être garantis au-delà d'un an et une « fraction importante » devra en être versée « de manière différée et étalée sur plusieurs années ». Enfin, « une part importante de la rémunération variable » devra prendre la forme d'actions ou plus largement d'instruments indexés « de manière à favoriser l'alignement sur la création de valeur à long terme ». En cas de pertes, la part de rémunération différée devra être supprimée ou au mieux « substantiellement réduite ».Dans chaque établissement, un comité de rémunération sera chargé de vérifier que ces dispositions sont bien appliquées. Les banques devront par ailleurs transmettre un rapport très précis sur leur politique et leurs pratiques de rémunération à la Commission bancaire. Destiné à être rendu public, ce rapport détaillera en particulier le poids des rémunérations variables, leur forme, le nombre de bénéficiaires, les montant des rémunérations différées acquises ou non, les « welcome bonus » ou encore les parachutes dorés.Sophie Rolland et Anne Eveno

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