Les caisses régionales de Crédit Agricole généralisent la banque d'affaires pour PME

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Tout est prêt. Le groupe de travail sur la mise en place de l'activité de banque d'affaires au sein des caisses régionales de Crédit Agricolegricole vient de boucler sa mission. Objectif, fournir aux caisses qui n'en disposent pas encore des schémas d'organisation et des outils de mise en ?uvre d'une stratégie décidée l'an dernier. Car avec une part de marché de 35 % sur le segment des PME (dont la moitié ont la Banque verte pour banque principale), Crédit Agricolegricole entend ne laisser passer aucune opportunité. « On estime que 8.000 entreprises par an vont changer de main dans les prochaines années. Il fallait que les caisses régionales fassent évoluer leurs métiers pour être présentes à ce moment de la vie de l'entreprise », explique Matthieu Boraud, directeur du marché des entreprises à la Fédération nationale du Crédit Agricolegricole.Parce que sur ce type de métier (fusions-acquisitions, capital-investissement, structuration de dette d'acquisition ou ingénierie patrimoniale) la taille critique est importante, certaines caisses ont fait le choix d'alliances opérationnelles, comme c'est déjà le cas en Bretagne (4 caisses) ou dans le Centre (5 caisses). D'autres, plus importantes (Île-de-France ou Centre-Est), ont déjà une activité de banque d'affaires et sont en train de la développer ou s'apprêtent à le faire. Avec, lorsque c'est nécessaire, l'appui des filiales du groupe, que ce soit dans la gestion de fortune (BGPI) ou dans les fusions-acquisitions (Sodica pour les petits dossiers, Calyon pour les grands).La caisse Nord de France s'attelle à cette nouvelle organisation. « Nous souhaitons passer à la vitesse supérieure en développant une vraie banque d'affaires. Généralement, les sujets de haut de bilan, les fusions-acquisitions sont très parisiens. Nous voulons désormais proposer à nos clients, sur place, l'ensemble de la relation, depuis la banque commerciale jusqu'à la banque d'affaires en passant par la gestion du patrimoine. C'est aujourd'hui qu'il faut accentuer notre présence sur le marché. Nous avons des objectifs très significatifs à trois ans », explique Alain Diéval, directeur général de la caisse de Crédit Agricolegricole Nord-de-France.métiers mieux identifiésAinsi, tous les collaborateurs sont réunis en un seul lieu et les métiers qui étaient déjà exercés pour les PME (capital-investissement, opération de haut de bilan, syndication de dette?) et leurs dirigeants (gestion patrimoniale) seront mieux identifiés et développés. De fait, le centre d'affaire, de Lille, après avoir accueilli une équipe de BGPI, va intégrer deux salariés de Sodica, qui seront ainsi décentralisés et apporteront leur expertise. Comme le souligne Alain Diéval, « nous voulons mettre en ?uvre une réflexion à court et à long terme avec le chef d'entreprise. Les questions de transmission ou de recomposition du capital des PME nécessitent parfois plusieurs années de préparation ».

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