Rennes ouvre ses données publiques pour créer des services dans les transports

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L'agglomération rennaise est la première ville de France à fournir gratuitement l'accès à une partie de ses données publiques, en l'occurrence celles relatives aux transports. Regroupées sur un même site Web, cette base documentaire comprend à la fois des données en temps réel - places disponibles sur les bornes de vélos en libre service, état des stations de métro - et des données statiques - horaires de passage des bus, géolocalisation des agences commerciales. Cette base est complétée par les coordonnées de 1.500 organismes publics ou associatifs ainsi que des informations plus générales (plan de la ville, espaces verts, stations de taxis...) « En fournissant des données fiables et facilement accessibles, nous voulons créer une dynamique autour de notre tissu local d'innovateurs et permettre aux habitants de concevoir des systèmes de navigation personnalisés », explique Guy Jouhier, vice-président de Rennes Métropole. Plus tôt dans l'année, une première expérimentation a été tentée uniquement sur les données du service de vélos en libre service. Une dizaine d'applications pour smartphones ont été développées.Directive européenneCette fois, la métropole voit les choses en plus grand car elle s'est associée à la région Bretagne pour lancer un concours, doté de 50.000 euros de récompense, afin de susciter la création de services innovants pour les usagers. Parmi les nombreux partenaires de cette opération originale, la Fondation Internet nouvelle génération (Fing) s'est particulièrement engagée pour la généralisation de ce mouvement d'ouverture des données publiques. « Les données produites par les administrations doivent être accessibles mais aussi réutilisables, ne serait-ce que pour se mettre en conformité avec une directive européenne de 2003 qui impose cet accès », explique Daniel Kaplan, son délégué général. La France est très en retard sur ce secteur, comparée à des pays comme la Grande?Bretagne ou les États-Unis qui ont mis en place de véritables politiques nationales d' « open data » (voir ci-dessus). La Fing s'est engagée dans une campagne nationale pour l'ouverture des données publiques dans plusieurs villes en suivant l'exemple de Rennes. Elle organise en décembre des assises nationales sur le sujet.

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