Comment réduire ses charges de copropriété
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Guerre de tranchées en vue. Les 16 et 17 novembre prochains, le Salon de la copropriété ouvrira ses portes au sud de Paris, et l'Arc (Association des responsables de copropriété) lancera la deuxième édition de son Salon indépendant de la copropriété, à l'est. La programmation conjointe de ces deux manifestations concurrentes montre à quel point le torchon brûle entre les associations de copropriétaires et les professionnels de la gestion de copropriété. Les premiers reprochant aux seconds l'absence de transparence de leur facturation, l'inflation des tarifs de gestion (rarement justifiée) et l'augmentation des pratiques douteuses. Le point d'orgue de cette guerre larvée a été la reprise à la barre du tribunal de commerce de Nanterre, d'Urbania, administrateur de biens et numéro trois du secteur avec 400.000 copropriétaires, en grandes difficultés financières.À la suite de cette affaire, Benoist Apparu, secrétaire d'État chargé du logement et de l'urbanisme, a annoncé qu'un projet de loi concernant l'activité d'administrateur de biens allait être déposé pour définir des règles saines de gestion. Il devrait notamment renforcer le contrôle annuel des activités des administrateurs de biens et définir la mise en place de mesures disciplinaires. Ce serait une première depuis plus de 40 ans, puisque la loi Hoguet, la dernière réglementant les professions immobilières, date de 1970. Hélas, ce projet de loi qui devait être adopté par le Conseil des ministres d'ici à la fin juillet en est encore au stade d'avant-projet, dont le contenu vient d'ailleurs d'être édulcoré (voir interview)... Et au vu du calendrier parlementaire, il est difficile de savoir s'il sera effectivement présenté et, surtout, quels seront les délais de mise en place. Enfin, certains doutent de sa réelle utilité, voire prévoient un enterrement de première classe, puisque des dispositions contraignantes pour les syndics ont été retirées.Faire bouger les administrateurs de biens, mission impossible ? L'arrêté définissant les prestations des contrats de syndics a finalement vu le jour en mars dernier mais au bout de... deux ans et demi d'âpres négociations. Et il n'a pas abouti à la transparence voulue, car aujourd'hui encore les contrats de syndics sont difficilement comparables entre eux, aucun ne fournissant réellement les mêmes prestations.Contre-pouvoirHeureusement, il n'est pas nécessaire d'attendre la parution de la loi pour agir. Si le syndic manque de transparence, ou que les charges augmentent d'année en année sans que les prestations soient meilleures, les copropriétaires peuvent faire bouger les choses, et faire fonctionner ce contre-pouvoir. « La Tribune » a listé les principaux points à vérifier pour réaliser des économies sur les charges de copropriété et contrôler le sérieux du syndic. Et si d'aventure, il ne donne pas satisfaction, rien n'empêche d'en changer.
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