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Publié le 12 décembre 2009 à 00:43 - Mis à jour le 12 décembre 2009 à 00:43

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Ce n'est pas un satisfecit général. Mais un vote positif d'une majorité du Conseil supérieur de l'éducation (CSE), instance consultative qui réunit une centaine de membres (enseignants, parents d'élèves, lycéens, associations?) est assez rare pour que le ministère de l'Éducation nationale ne se soit pas privé de le saluer. « C'est un vote historiquement favorable et un signe très encourageant », se félicitait hier l'entourage de Luc Chatel, au lendemain du CSE du 10 décembre qui a examiné les quatre textes relatifs à la réforme du lycée. Luc Chatel, conforté par la faible mobilisation syndicale de jeudi, a d'ailleurs estimé « qu'une étape décisive a été franchie ». La réforme entrera bien en vigueur à compter de 2010. « Ce vote montre qu'une partie de la société estime que le lycée pose problème aujourd'hui et que cette réforme n'a pas été conçue à la hache », commente Christian Chevalier, secrétaire général du Sgen CFDT. Elle est de fait celle du compromis. Après l'échec de la réforme avortée de son prédécesseur, Xavier Darcos, Nicolas Sarkozy avait opté pour la prudence en étouffant la colère des enseignants et lycéens avec une grande concertation nationale (menée par le directeur de Sciences po, Richard Descoings) puis en nommant un Luc Chatel moins idéologue et provocateur, plus conciliant et ouvert à la discussion. Revers de la médaille, une réforme a minima, « peu ambitieuse », de l'avis même des syndicats d'enseignants. Ce qui explique le vote du CSE.mise en route dès 2010Concrètement, étaient soumis au vote hier quatre textes portant sur l'organisation des lycées, l'orientation, les horaires de la classe de seconde et ceux du cycle terminale. Les trois premiers ont obtenu une majorité de votes « pour » (Unsa Éducation, Sgen CFDT notamment), le dernier autant de votes « pour » que de « contre ». Les parents d'élève FCPE et les lycéens de l'UNL, plutôt favorables à la réforme, ont préféré s'abstenir, en raison notamment de la politique budgétaire (suppressions de postes) menée par le gouvernement et des problèmes persistants (réforme de la formation des enseignants, carte scolaire?). Tout est donc sur les rails pour que le « nouveau » lycée se mette en place en 2010 en classe de seconde. Dans un tronc commun de vingt-trois?heures?trente hebdomadaires, la langue vivante 2 redevient obligatoire, et sont proposés deux enseignements exploratoires, dont un devra être consacré à l'économie (sauf en cas de dérogation). Grande nouveauté, les deux heures d'accompagnement personnalisé, sur le modèle de ce qui se fait déjà en primaire. Plusieurs amendements ont aussi été retenus en CSE assurant la garantie des moyens et précisant les règles de gouvernance (rôle du conseil pédagogique?).Reste la phase la plus délicate, celle de la mise en ?uvre. « Nous restons très vigilants. Cette réforme nécessite un travail d'accompagnement. Elle met tout le monde face à ses responsabilités », avance Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen CFDT. Dans ces conditions, anticipant l'effort pédagogique qui leur sera demandé, parfois au détriment de leur propre discipline (lire ci-dessous), les enseignants ne comptent pas lâcher sur le dossier en cours de la revalorisation et de la réforme de leur formation.

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