MGI Digital Graphic multiplie les innovations

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Les trophées couvrent plusieurs rangées d'étagères dans la salle de réunion de la société MGI Digital Graphic Technology à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Le dernier en date ? le grand prix Siemens de l'Innovation ? récompense le développement de JETcard, la toute première presse numérique jet d'encre couleur destinée à l'impression et à la personnalisation des cartes plastiques ou papier. « Nous avons la conviction que la technologie à jet d'encre professionnelle va tout changer dans les métiers des arts graphiques d'ici cinq à dix ans », explique Edmond Abergel, PDG de la PME.Dixième générationJETcard est la dernière née d'une famille qui a vu le jour avec la mise sur le marché en 2008 de JETvarnish, la première machine numérique à vernis sélectif au monde et qui est déjà un succès commercial. C'est au milieu des années 1990 que MGI, pressentant la percée de la technologie jet d'encre sur les marchés professionnels, a décidé d'élargir la palette de son offre. « Ces nouveaux produits sont le fruit d'un programme de cinq ans de R&D auquel nous avons consacré chaque année environ 20 % de notre chiffre d'affaires », souligne Edmond Abergel. Pour y parvenir, MGI (70 salariés dont 25 ingénieurs) a dû également recruter des chimistes pour formuler les encres liquides dédiées à ses nouvelles presses. « La JETcard révolutionne l'impression des cartes plastique. Notre machine peut remplacer jusqu'à cinq équipements utilisés habituellement d'où une économie en termes d'investissement, d'effectifs, de surfaces », explique le PDG. Surtout, MGI estime que ses innovations, compte tenu de leurs avantages économiques, vont faire émerger de nouveaux acteurs sur le marché de l'impression numérique et donc conforter ses ventes. L'entreprise dont le chiffre d'affaires a été multiplié par 2,5 depuis son introduction en Bourse en 2006, anticipait une croissance à deux chiffres en 2010 par rapport 2009 (17,2 millions d'euros). Les résultats du premier semestre étaient en ligne, avec une progression de 10,12 %, 8,8 millions d'euros.Créée en 1982 et d'abord spécialisée dans l'édition de logiciels, MGI a changé de métier lorsque ses dirigeants ont compris ce que le numérique allait apporter à l'impression traditionnelle. En 1991, la PME sortait sa première machine. Depuis, MGI est resté le seul constructeur français de presses numériques multisubstrats et de solutions de finition. Et elle tient la dragée haute à des multinationales grâce à ses avancées technologiques. « Nous en sommes à la dixième génération de presses numériques. Tous nos équipements sont développés en réponse aux besoins exprimés par le marché », précise Edmond Abergel.Depuis la création, deux frères d'Edmond Abergel ont rejoint l'aventure : Victor, directeur général, est chargé des ventes à l'international alors que Michael a pris la direction de la filiale américaine. MGI réalise 35 % des ses ventes aux États-Unis, autant dans la zone Europe, Afrique, Moyen-Orient et le reste dans l'Hexagone.

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