Israël ne croit pas aux sanctions économiques américaines

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L'Amérique dispose de carottes et de bâtons » : George Mitchell, l'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, vient de recourir à ce cliché pour adresser une mise en garde à Israël. Ce proche collaborateur de Barack Obama a évoqué d'éventuelles sanctions économiques contre le gouvernement de Benyamin Nétanyahou accusé de ne pas faire assez pour relancer des négociations avec les Palestiniens. Il faisait ainsi allusion à une possible réduction des garanties bancaires accordées par le Trésor américain pour les emprunts internationaux lancés par l'État hébreu.Lundi, Washington a toutefois baissé d'un ton dans ses critiques, démentant que des pressions financières soient envisagées pour contraindre le gouvernement israélien à geler la colonisation.menaceReste que les facilités accordées à Israël par Washington portent sur une somme de 3,1 milliards de dollars. Comme l'a rappelé George Mitchell, l'administration de George Bush, considérée comme la plus « amicale » vis-à-vis d'Israël, avait réduit, en 2003 et 2007, les garanties bancaires de 1 milliard de dollars afin de marquer son opposition à la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens.À cette menace à peine voilée, Benyamin Nétanyahou a répliqué en rejetant la responsabilité de l'impasse politique actuelle sur l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas tout en soulignant que son gouvernement avait fait des concessions sous forme, par exemple, d'un ralentissement pendant neuf mois de la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie, où vivent plus de 300.000 Israéliens. Sur le front économique, Youval Steinitz, le ministre des Finances, a pour sa part minimisé la dépendance d'Israël. « Nous pouvons nous passer de ces garanties que nous n'avions d'ailleurs pas l'intention d'utiliser dans les prochains mois », a assuré le grand argentier.L'État hébreu s'est effectivement sorti pratiquement indemne de la crise avec une balance des paiements excédentaires et un matelas de réserves en devises de 60 milliards de dollars. En fait, Barack Obama pourrait faire vraiment mal en diminuant l'aide militaire à Israël, qui atteint cette année 2,77 milliards de dollars entièrement sous forme de dons. n

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