Le sauvetage de la finance américaine

 |   |  299  mots
Même divisée par quatre, la facture reste salée. Le coût du sauvetage du secteur financier américain est désormais estimé à 89 milliards de dollars (65 milliards d'euros), écrivait ce lundi le Wall Street Journal, citant des sources au Trésor. Il y a tout juste un an, le bureau du budget du Congrès américain avait estimé la note à 356 milliards de dollars, rappelle l'agence Reuters. Une chute dont l'ampleur s'explique essentiellement par la vigueur du redressement des marchés financiers. Les chiffres rapportés lundi par le Wall Street Journal ne comprennent cependant pas les sommes engagées pour maintenir à flot Fannie Mae et Freddie Mac, les deux agences de refinancement hypothécaire nationalisées, qui devraient représenter 370 milliards de dollars jusqu'à 2020, précise le journal. L'investissement de 245 milliards de dollars réalisé dans les banques par le Trésor, à travers le programme TARP, devrait quant à lui se traduire par un bénéfice de 8 milliards. Le quotidien financier écrit par ailleurs que le Trésor est actuellement à la recherche d'une solution qui permettrait à l'Etat fédéral de se débarrasser des 80% qu'il détient dans AIG. L'ancien numéro un mondial des assurances, qui a bénéficié d'injections de capital et de prêts dont le total atteint 182 milliards, devrait être en mesure de voler de ses propres ailes en moins d'un an, après avoir signé début mars deux cessions d'actifs majeures en Asie, qui doivent lui rapporter 51 milliards. Reste que la facture du sauvetage des institutions financières ne représente qu'une partie du coût réel pour les finances publiques, qui ont mécaniquement subi une chute des recettes fiscales et une hausse des dépenses budgétaires sous l'effet de la récession. B. J.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :