Ipsen pénalisé par le départ surprise de son patron

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LA VALEUR À SUIVRELe marché n'aime ni les incertitudes, ni les mauvaises surprises, ni les surprises, tout court. L'annonce, lundi soir, du départ de Jean-Luc Bélingard du poste de président-directeur général d'Ipsen cumule ces défauts. Sans surprise, l'action a donc été malmenée en Bourse. Perdant 2 % lors des premiers échanges, le titre a fléchi de près de 4 % pour finalement se reprendre et n'afficher « qu'un » repli de 1,16 %.consoliderSi le communiqué publié lundi soir parle « de divergences stratégiques », pour expliquer le départ du président d'Ipsen, les analystes sont resté prudents avant de réagir. Le changement à la tête du laboratoire pharmaceutique laisse en effet entrevoir un futur changement dans le développement du groupe. Selon les proches du dossier, Jean-Luc Bélingard désirait poursuivre sa transformation, qui sous sa conduite est devenue un acteur international majeur dans la médecine de spécialité. A en croire le communiqué, le conseil d'administration désire avant tout consolider les positions acquises aux Etats-Unis et dans les pays émergents. « Cette accélération du développement aurait permis d'atteindre plus rapidement la taille critique du groupe notamment aux Etat-Unis », indique Gilbert Dupont. Mais sa remise en cause « ne présage pas de mauvais résultats à venir », continue-t-il.En baisse de plus de 36 % depuis le début de l'année, Ipsen a principalement souffert de l'arrêt des essais de son futur blockbuster, l'anti-diabétique Taspoglucide. Le titre avait perdu plus de 15 % le jour de l'annonce. Pour autant, à 15 fois ses bénéfices estimés pour 2010, l'action est plutôt dans le bas de la fourchette sectorielle. Jacques Nédellec ? 1,16 %

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