Air France à la reconquête des PME

 |   |  454  mots
AérienPME, PMI, très petites entreprises (TPE) ou encore entreprises unipersonnelles : telles sont les cibles prioritaires visées par la nouvelle offre moyen-courrier présentée hier par Air France et qui entrera en vigueur le 1er avril prochain. Autant d'entreprises qui, en raison de leur faible volume de voyages, ne bénéficient pas de tarifs négociés d'Air France (en général, la barre est fixée à 70.000 euros par an). Et qui n'hésitent donc pas à voyager avec les compagnies low-cost. Alors que le réseau intérieur et européen est fortement déficitaire, le marché des PME est « le segment sur lequel nous souffrons le plus », a expliqué hier Bruno Matheu, directeur général adjoint marketing et réseaux d'Air France-KLM. « Les PME devraient être les premiers bénéficiaires de la nouvelle grille de tarifs publics », a confirmé Christian Boireau, directeur général Commercial France.La compagnie va baisser ses prix de manière globale. La cabine Premium regroupera, dans le même espace, la classe affaires d'aujourd'hui (qui s'appellera Premium Affaires) et la Tempo Challenges (actuellement située dans la classe économique) qui deviendra Premium Éco. Dans cette dernière, les prix seront réduits de 20 % en moyenne. Les billets seront tous modifiables et remboursables gratuitement. Il y aura aussi des baisses de prix en Premium Affaires. Mais c'est principalement sur le service au sol que l'accent sera mis avec, par exemple, une augmentation du nombre de postes d'inspection dans les aéroports. Le service à bord sera légèrement différent avec la disparition de l'emblématique coupe de champagne (ou de jus de fruit) de bienvenue.options payantesEn revanche, en classe économique, la contrepartie à la baisse des prix se trouve dans la vente de quelques options payantes et d'un allégement significatif des prestations à bord et au sol. Les comptoirs d'enregistrement seront progressivement supprimés, selon une porte-parole, au profit de l'enregistrement sur Internet, par téléphone ou sur les bornes à l'aéroport. À bord, la restauration sera allégée avec la disparition des sandwichs sur les vols de moins de 1?h?45. Quant aux options payantes, on est loin du passage « du tout compris au service à la carte » annoncé par la direction aux « Échos » le 22 septembre. Elles se limitent à la possibilité de modifier son billet (pour 50 euros) à l'enregistrement d'un deuxième bagage (50 euros) et au droit de réflexion de quelques jours entre la réservation et la confirmation du billet (10 euros). Néanmoins, tout cela peut être à tout moment développé. Un directeur d'Air France avait estimé, lors d'un colloque le 7 octobre à Paris, que les revenus annexes pouvaient représenter à terme jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires des compagnies.Fabrice Gliszczynsk

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :