3i ne rassure pas malgré sa réorganisation

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capital-investissementArrivé en janvier dernier à la tête de la structure britannique de capital-investissement 3i, Michael Queen a, depuis, passé le groupe à la paille de fer. Les premiers résultats sont là et pourtant le marché n'apprécie toujours pas le profil du groupe. Hier, le titre a clôturé en baisse de 4 %. Un analyste chez Oriel Securities estimait que « le marché est déçu par la faiblesse de la rentabilité et celle des résultats des entreprises en portefeuille ». Michael Queen n'a pas caché sa prudence : « La récente hausse des marchés ne semble pas refléter la réalité de l'économie. »forte contractionPour le premier semestre, dont les résultats sont clos au 30 septembre, 3i a essuyé une perte nette de 59 millions de livres (65,2 millions d'euros), contre ? 143 millions de livres enregistrés un an plus tôt. Le groupe a également continué sa politique de désinvestissement destinée à réduire son niveau d'endettement. Il a cédé pour 507 millions de livres d'actifs, soit des désinvestissements nets de 317 millions de livres. Cela a notamment permis à la dette nette du groupe de chuter à 854 millions de livres à la fin du semestre, contre 1,9 milliard à la fin mars, ramenant le taux d'endettement de 103 % à 31 %. Cette chute s'explique aussi par une augmentation de capital de 700 millions de livres qui avait été bouclée en juin dernier. S'agissant des acquisitions, elles se sont élevées à 190 millions de livres au premier semestre, dans un marché global du private equity en forte contraction depuis dix-huit mois. Le principal obstacle étant le manque de dette, moteur des reprises d'entreprises avec effet de levier. Pourtant, hier, Michael Queen a estimé que « le marché de la dette commence à se libérer. La dette devient disponible ». G. L. S.

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