Les obligations d'État dopées par les doutes sur la croissance

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TAUXDes États-Unis au Japon les marchés obligataires vivent un rally qui a ramené les rendements des emprunts d'État à leur niveau de la mi-otobre. Le rendement des emprunts d'État japonais qui varient en sens inverse des prix, a connu une accélération à la baisse hier après la publication de données économiques attestant d'un net repli des prix nippons et de nouvelles craintes sur la lenteur de la reprise. Alors que la Banque du Japon fait état de prix de l'énergie et des biens intermédiaires acquittés par les entreprises en repli de 6,7 % sur un an en octobre, le rendement de l'obligation d'État japonaise à 10 ans s'est contracté de 1,436 % à 1,380 %. Signe que les intervenants sont moins enclins à s'inquiéter d'une hausse des prix, les points morts d'inflation japonais à échéance 9 ans, qui mesure l'inflation moyenne attendue sur les neuf prochaines années, ont enregistré leur première séance de repli depuis le 3 novembre. À ces moindres craintes sur le front de l'inflation se sont ajoutés de nouveaux doutes quant à la vigueur de la reprise des grandes économies. Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, a ainsi estimé hier que « l'économie mondiale est en train de redémarrer, mais que le processus sera lent et irrégulier ». Un diagnostic qui confirme le message de la semaine dernière par les principales banques centrales, et laisse augurer d'une politique de taux d'intérêt proches de zéro prolongée dans les grandes économies mondiales, favorable à la plupart des classes d'actif, obligations d'État américaines en tête.Traditionnelle valeur refuge, le titre américain d'échéance 10 ans a pour sa part vu hier son rendement se desserrer en matinée jusqu'à 3,418 %. En milieu d'après-midi, la tendance s'est temporairement inversée à la faveur d'une baisse plus forte que prévu des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis, le rendement du 10 ans remontant à 3,486 %. À l'instar de la conjoncture, l'évolution de l'emploi sera déterminante pour le marché obligataire. Julien Beauvieux

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