Wendel  : demande d'une nouvelle enquête à l'AMF

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Le 5 novembre, Ernest-Antoine Seillière, le président du conseil de surveillance de Wendel, et Sophie Boegner, cousine et ex-administratrice de la société familiale, ont conclu une « paix des braves », se désistant des poursuites en diffamation engagées l'un contre l'autre.De là à conclure que la hache de guerre est enterrée, il y a un pas? que Mme Boegner n'a pas franchi. D'après nos informations, la veille de la signature de cet accord avec M. Seillière, l'héritière a fait parvenir un courrier à l'Autorité des marchés financiers (AMF) demandant l'ouverture d'une nouvelle enquête sur le dossier qui avait mis le feu aux poudres dans la famille en juin 2008 : l'affaire « Solfur-Compagnie de l'Audon », dans laquelle Sophie Boegner reproche au président du conseil de surveillance de Wendel et à 14 autres dirigeants de s'être octroyé « de manière indue » 324 millions d'euros d'actions, soit près de 5 % du capital, à un prix avantageux (78 millions), lors de la réorganisation du groupe en 2007. L'AMF s'était emparée de l'affaire à l'été 2008, en réponse à une demande du parquet, et n'avait constaté aucune irrégularité.Ce sont justement les conditions dans lesquelles a été menée cette procédure qui motivent Sophie Boegner : « La réouverture de cette enquête [?] me semble s'imposer étant donné que le précédent rapport de l'AMF du 15 juillet 2008 a été établi sur la base des seules pièces, documents et mémorandums produits par les avocats des mandataires sociaux et des managers de Wendel. C'est-à-dire sans que je fusse invitée (ni mon avocat, Me Patrick Maisonneuve) [?]. Une procédure diligentée avec partialité ne pouvait déboucher que sur des attendus et des conclusions entachés d'erreurs graves », détaille-t-elle dans sa lettre, que « La Tribune » s'est procurée. Et de rappeler que sa « plainte avec constitution de partie civile a cependant été déclarée recevable et est actuellement instruite par le doyen des juges d'instruction du pôle financier du TGI de Paris, Mme Françoise Desset ».Ce dossier, conjugué aux critiques nées de l'investissement dans Saint-Gobain fin 2007, avait conduit Jean-Bernard Lafonta à laisser sa place à Frédéric Lemoine à la présidence du directoire de Wendel, en mars dernier. n

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