Le FMI veut éradiquer le risque systémique

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Le débat sur la réforme de la régulation financière n'en finit pas de rebondir. Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière mondiale, dont plusieurs chapitres ont été publiés ce mardi, le Fonds monétaire international préconise d'attaquer à la racine le « risque systémique », c'est-à-dire le risque qu'une institution financière en difficulté entraîne les autres dans sa chute. Pour les experts du FMI, « il ne suffit pas de charger les régulateurs de surveiller étroitement les connexions systémiques » entre établissements, comme prévoient de le faire les États-Unis, l'Europe et la France en créant des comités ad hoc. Il faut aussi les doter de moyens d'intervention leur permettant de réduire ce risque au niveau de chaque institution. Mieux vaut prévenir que guérir, en somme.Le FMI évoque ainsi plusieurs « outils », notamment la majoration des exigences de capital appliquées aux établissements en fonction du risque systémique qu'ils représentent. Sans se prononcer pour ou contre cette idée, il présente plusieurs méthodes permettant de calculer cette majoration en évitant qu'elle n'accentue les difficultés en période de crise (la fameuse « procyclicit頻). Il souligne aussi l'importance de bien prendre en compte, dans la fixation de cette majoration, les connexions transfrontalières entre institutions, ce qui exige une étroite coopération entre régulateurs nationaux. Le FMI envisage aussi de limiter la taille de certaines activités, et bien sûr de taxer les institutions financières systémiques. Chargé par le G20 de réfléchir aux contours d'une telle taxe, le Fonds rendra ses premières conclusions à la fin du mois, lors de sa réunion de printemps commune avec la Banque mondiale. Benjamin Jullie

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