La confiance des épargnants reste intacte malgré la crise

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La crise financière a-t-elle tourné à la crise de confiance entre épargnants et établissements financiers ? La question se pose alors que l'image de ces derniers a été largement entamée sur les deux dernières années et que, plus largement, la décennie écoulée s'est soldée par de lourdes pertes sur les marchés financiers. Un début de réponse est apporté par un sondage réalisé fin décembre par Fidelity et TNS-Sofres auprès d'un échantillon de 9.000 épargnants dans 11 pays européens.Contre toute attente, il en ressort globalement que la relation avec les partenaires financiers a bien résisté au cataclysme de la crise. Ainsi, près de 8 personnes interrogées sur 10 ont-elles gardé confiance en leurs conseillers financiers. Bien sûr, le constat n'est pas le même dans tous les pays. En France et en Suède, un épargnant sur trois n'a pas particulièrement, ou plus du tout confiance dans sa banque ou son principal intermédiaire financier. Malgré tout, si dans la majeure partie des cas, cette confiance a incité les épargnants à rester fidèles à leurs banques, cela n'a tout de même pas empêché des transferts significatifs d'avoirs d'un établissement à un autre ces derniers mois. Un phénomène particulièrement marqué en Espagne ou en Grande-Bretagne.Solidité financièreEn totale perte de repères durant la crise, il est également intéressant de voir que les épargnants se sont déterminés, pour leurs derniers placements, en fonction de la solidité financière et la réputation d'un établissement. Ce, dans une grande majorité des cas, à savoir 6 à 8 personnes intérrogées sur 10. Au-delà de l'établissement, c'est bien sûr le conseiller qui est le plus influent sur les derniers placements réalisés (56 % en France). Décryptant avec de plus en plus d'acuité le discours de ces derniers, les sondés sont paradoxalement une grande majorité (59 %) à estimer que l'intermédiaire financier fait passer ses intérêts avant les leurs - 75 % en France ! Autant de chiffres (et d'autres portant notamment sur les attentes et les besoins des épargnants) qui, pour Fidelity, plaident en faveur d'une incontournable évolution des relations épargnants/investisseurs. L'opportunité aussi pour la société de gestion d'être force de propositions sur le sujet. Celle-ci milite notamment pour une meilleure clarté des offres et de l'information, une plus grande adéquation des solutions aux besoins des épargnants, Fidelity tentant, par ailleurs, de valoriser l'apport du conseil financier. L'ensemble de ces suggestions feront bientôt l'objet d'un livre blanc qui devrait être adressé aux autorités françaises et européennes.

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