Réduire le déficit, principale priorité

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La première ligne du premier paragraphe de l'accord de coalition ne laisse guère de doute : « les deux partis sont d'accord sur le fait que réduire le déficit et continuer à assurer la reprise économique est la tâche la plus urgente pour la Grande-Bretagne. » Avec un déficit de 12 % du PIB cette année, soit 163 milliards de livres sterling (190 milliards d'euros), le pays n'a guère le choix. Néanmoins, c'est le plan des conservateurs, prônant la rigueur la plus forte parmi les différents partis politiques, qui s'impose. Budget d'urgenceLa réduction du déficit commencera donc dès cette année. Un budget d'urgence sera présenté dans les 50 jours. Il établira un plan pour « une réduction significativement accélérée du déficit structurel pendant la durée de ce parlement (5 ans, Ndlr), l'essentiel venant de dépenses réduites plutôt que d'une hausse des impôts. » Concrètement, les économies de 6 milliards de livres (7 milliards d'euros) qui ont été promises par les conservateurs dès cette année seront mises en place. Elles concernent notamment le gel de tous les nouveaux projets informatiques, ou encore la renégociation des contrats avec certains fournisseurs du gouvernement. À cela s'ajoutent des restrictions sur les salaires des fonctionnaires, qui restent à préciser.Cependant, le gros de la rigueur ne viendra qu'à partir de l'année prochaine. Les principales mesures se décideront lors de la « spending review » prévue à l'automne, quand les orientations budgétaires des trois prochaines années seront décidées. Seule certitude : la coalition s'engage à « augmenter en termes réels » le budget de la santé. Cela signifie que les autres budgets pourraient être très fortement réduits, jusqu'à plus de 10 % selon l'Institute for Fiscal Studies. E. A., à Londre

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