General Motors rachète son ancienne usine de Strasbourg

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General Motors va mieux et il le prouve. Le constructeur américain a annoncé vendredi, par communiqué aux salariés, son souhait de réintégrer l'usine de boîtes de vitesses de Strasbourg dans son patrimoine industriel. Après la faillite de sa maison mère voilà un an, le site avait été mis en vente en septembre 2009 dans le cadre du programme de cession d'actifs piloté par la Motor Liquidation Company (MLC), la structure de défaisance nommée par l'administration américaine. Cette dernière cherchait, sans succès, à convaincre des repreneurs potentiels en Allemagne ou en Belgique. La direction strasbourgeoise de GM, les syndicats et les élus locaux ont fini par exprimer leur préférence pour un retour à la case départ : présent à Strasbourg depuis 42 ans, GM a longtemps été le plus gros employeur privé de la ville. Et il est de nouveau bénéficiaire depuis le premier trimestre 2010.Des ConditionsL'offre d'achat et son montant seront détaillés le 16 juin, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire. Les salariés attendent des précisions sur le projet industriel, mais aussi sur le volet social de l'opération. GM promet le maintien des effectifs (1.114 salariés), mais pas de certains acquis sociaux. « L'usine tourne actuellement à plein régime, à 1.500 boîtes par jour, avec recours aux heures supplémentaires », observe Jean-Marc Ruhland, secrétaire CFDT du comité d'entreprise. La CGT, de son côté, craint une remise en cause des 35 heures et des RTT.La génération actuelle de boîtes 6 vitesses, arrivée il y a cinq ans, s'approche de la fin de cycle. Son lancement industriel avait nécessité 160 millions d'euros d'investissement et il ne serait pas étonnant qu'une prochaine génération à 8 vitesses, déjà à l'étude à Strasbourg, en réclame le double pour une mise en production en 2014. Ces transmissions sont destinées à des marques de GM (Cadillac, Holden) ainsi qu'à BMW, engagé sur un volume de 1,9 million d'unités. Mais la MLC soupçonne son client bavarois de ne pas vouloir honorer la commande jusqu'à son terme. Olivier Mirguet, à Strasbourg

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