Revenir en centre-ville n'est plus un luxe
La Tribune
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Avec l'augmentation du nombre de mètres carrés de bureaux inoccupés, peu de grandes métropoles échappent à la baisse de la valeur locative. Un exemple?? Sur Paris Centre-Ouest, le recul varie de 15 % à 18 % en un an. Certains propriétaires sont même prêts à accorder à leurs nouveaux locataires des remises de l'ordre de 15 % à 20 % sur le prix de la location affiché sur le contrat de bail. À condition de s'engager sur neuf ans fermes, certains acceptent même des remises comprises entre 1,5 à 2 loyers mensuels par an.vigilance de miseBien sûr, il faut se monter très vigilant, car tout dépend du type de bureau, de sa surface et de sa conformité aux normes. N'empêche, dans ce contexte, s'implanter en centre-ville redevient séduisant. En ligne de mire?: « Une adresse plus prestigieuse et surtout une plus grande proximité avec les clients et les lieux de pouvoir », souligne Laurent Lehmann, directeur général adjoint de CB Richard Ellis. Autre raison de revenir en centre-ville, un accès rapide aux grands axes de circulation ou aux grands réseaux ferroviaires. C'est d'ailleurs ce qui a fait le succès d'Euralille à Lille, d'Euroméditerranée à Marseille ou de La Part-Dieu à Lyon, le second pôle tertiaire de France.Certes, ce type d'implantation urbaine peut susciter des réserves. À commencer par la taille des surfaces disponibles. Ainsi, faute de trouver des bureaux de plus de 5.000 m2, les grandes entreprises se cantonnent à la périphérie de la capitale. Autre frein?: la disponibilité des surfaces neuves ou quasi neuves. À Paris, plus de 70 % de l'offre sont constitués de produits de seconde main, difficiles à modifier. Or, les entreprises ont souvent besoin de surfaces flexibles pour optimiser l'aménagement des postes de travail. Dans la foulée, elles se montrent attentives ? et à juste titre ? à la consommation énergétique du bâtiment. « Un critère que les immeubles haussmanniens remplissent aussi bien que certains bâtiments construits dans les années 1970 », souligne cependant Anne Leprael, directrice générale de Gemofis.Au-delà des problèmes d'isolation thermique, se pose également celui des parkings. Si l'entreprise possède une flotte automobile et que l'équipe est souvent sur la route, il vaut peut-être mieux réfléchir à l'implantation en périphérie de la capitale de manière à accéder facilement aux voies rapides.Éliane Kanlocalisatio
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