Comment les entreprises se préparent face à la grippe A
La Tribune
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Alors que la grippe A risque de s'inviter dans les entreprises dès cet automne, les employeurs se préparent à faire face. Dès cet été, le gouvernement leur a recommandé de prévoir un plan de continuité d'activité se basant sur un taux d'absentéisme de 25 % en cas de pandémie avérée. Même si la situation n'a pour le moment rien d'alarmant, les entreprises, tant les grandes que les PME, semblent avoir compris la nécessité de se préparer. Pourtant, selon un sondage publié la semaine dernière (1), 42 % des patrons de PME estiment que leur entreprise est mal préparée pour affronter l'épidémie, alors même que 77 % d'entre eux se disent « bien informés sur les comportements de prévention à adopter face à la grippe A dans leur entreprise ». Pour autant, les dispositifs mis en place se limitent surtout à des campagnes d'information du personnel, mais des mesures plus drastiques sont envisagées si l'épidémie venait à s'étendre.discuter avec les syndicatsChez Michelin, par exemple, suivant les recommandations des instances publiques, une cellule de veille sanitaire chargée de suivre l'évolution de la pandémie a été mise en place. Le manufacturier a diffusé dès cet été dans ses usines un document sur la grippe A rappelant les précautions à prendre pour éviter la contagion. L'entreprise s'est aussi équipée en masques et en produits de désinfection. Des mesures similaires sont prises dans la plupart des grandes entreprises, à l'instar, autre exemple, de BNP Paribas : campagnes d'information, nettoyage renforcé des locaux, distribution de masques et de solutions hydroalcooliques.En cas de pandémie avérée, les entreprises envisagent de mettre en place des mesures complémentaires. Mais quels dispositifs ont-elles vraiment prévus ? Elles se montrent parfois bien évasives. Ainsi BNP Paribas ne souhaite pas en dire plus, rappelant la nécessité de discuter avec les organisations syndicales sur les éventuelles mesures à mettre en ?uvre. Quant à Michelin, le fabricant de pneus « envisage » en cas d'épidémie de mettre en place les mesures recommandées par les autorités publiques, comme l'obligation du port du masque ou la limitation des déplacements et des réunions. Autre exemple : Alstom a prévu un plan de remplacement des fonctions clés de l'entreprise, telles que le directeur financier, au cas où leurs titulaires se verraient affectés.Pour limiter les contacts entre individus en cas d'épidémie, les entreprises réfléchissent également à d'autres options. La société informatique Legal Suite prévoit ainsi de recourir au travail à distance ainsi qu'à l'aménagement des horaires afin d'éviter la propagation éventuelle du virus. Un amendement visant à encourager le télétravail si un tel scénario venait à menacer a d'ailleurs été adopté début juin à l'Assemblée. Mais qui, pour le moment, reste à l'état de fiction, même si les opérateurs télécoms multiplient les offres pour permettre à leurs clients de poursuivre leur activité grâce au travail à distance (lire « La Tribune du Manager » du lundi 7 septembre). Catherine Quignon(1) Enquête réalisée avec l'Ifop entre le 1er et le 4 septembre 2009 pour Risc Group, leader européen des services informatiques externalisés.organisatio
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