En Allemagne, le Bundestag entame l'examen d'un budget de rigueur

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C'est ce mardi que débute au Bundestag la première lecture du projet de loi budgétaire pour l'État fédéral de 2011 ainsi que du plan de consolidation mis en place par le gouvernement d'ici à 2014. Le vote est attendu pour le 26 novembre prochain. Sur quatre ans, Berlin présente un effort global de 82 milliards d'euros. La vigoureuse reprise de l'activité en Allemagne au deuxième trimestre, qui devrait permettre à la croissance 2010 de dépasser les 3 % n'a donc pas fait bouger d'un cil les projets de rigueur du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. Pourtant, le déficit fédéral, qui exclut celui des collectivités locales et des assurances sociales, devrait se situer cette année aux alentours de 60 milliards d'euros contre 80,2 milliards d'euros initialement prévus, mais le gouvernement entend ramener ce déficit à 24 milliards d'euros en 2014. L'Allemagne doit en effet donner des gages à la confiance dont l'honorent les marchés et justifier sa fermeté en Europe sur la question budgétaire. Pour cela, il lui faut satisfaire l'obligation constitutionnelle d'un déficit structurel à 0,35 % du PIB en 2016. Enfin, pour la chancelière Angela Merkel, c'est l'occasion après un an de querelles au sein de la coalition entre son parti, la CDU, et les libéraux, de montrer au pays une union indéfectible sur ce sujet. mesures plus précisesL'exercice de 2011 ne sera qu'une mise en bouche. 11 milliards d'euros d'économies devront être mises en oeuvre pour ramener un déficit fédéral à 57,5 milliards d'euros. Mais c'est aussi dans le plan quadriennal du gouvernement l'année où les mesures sont les plus précises. Sur le plan des recettes, deux taxes, sur le transport aérien et le combustible nucléaire seront créées. Du côté des recettes, seuls les ministères de la Recherche et de la Défense verront leur budget progresser. En revanche, le ministère des Affaires sociales et de l'Emploi verra son budget fondre de 11  milliards d'euros, soit de près de 8 %. Les agences pour l'emploi devront être plus efficaces, alors que les chômeurs de longue durée verront leurs aides réduites  : l'État ne leur versera plus d'allocations parentales et ne paiera plus leurs cotisations retraites. C'est d'ailleurs sur ce point que l'opposition de gauche devrait se montrer la plus offensive. Pour elle, ce sont les plus pauvres qui porteront l'essentiel du poids des économies.R. G., à Francfort

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