Daubresse veut réduire la facture énergétique des ménages les plus pauvres

Comme chaque année depuis 2009 à l'occasion de la journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, le gouvernement doit rendre son rapport au Parlement sur les conditions de réalisation de l'objectif annoncé fin 2007 par Nicolas Sarkozy : réduire d'un tiers la pauvreté en cinq ans. Exercice délicat pour le ministre des Solidarités actives, qui en présentait mercredi les grandes tendances, mesurées avec des indicateurs imparfaits ou obsolètes (certains s'arrêtent en 2008, avant la crise et avant la mise en oeuvre de mesures tels le RSA ou le plan jeunes).Du coup, les chiffres du rapport 2010 « évoluent assez peu ». L'indicateur retenu, le « taux de pauvreté monétaire ancré dans le temps » (c'est-à-dire le nombre de personnes vivant dans des ménages au niveau de vie inférieur à 60 % du niveau de vie médian de la population, réévalué chaque année en fonction de l'inflation), a baissé de 13,1 % en 2006 à 11,6 % en 2008. Mais la proportion des très pauvres (sous les 40 % du niveau de vie médian) varie peu. Et sur la période 2008-2009, la part des personnes travaillant à temps partiel progresse de 0,7 point à 5,5 %. Idem pour la part de jeunes en formation ou en emploi, qui diminue de 1,6 point. Dans ces conditions, l'objectif présidentiel sera-t-il atteint dans deux ans ? Le ministre s'y tient et assure qu'il est possible « d'aller plus loin ». Il compte notamment sur le futur Conseil national de lutte contre l'exclusion (CNLE) et les missions élargies de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES), pour mieux coordonner les stratégies locales jugées trop hétérogènes. Les chartes de cohésion sociale devraient être réactivées et les agglomérations impliquées en tant que « chefs de file ». Autres pistes : l'annualisation du revenu de solidarité active (RSA) et la création d'une « école » post-service civique.limiter les dépensesSurtout, faute de pouvoir augmenter la ligne « ressources », le ministre compte travailler sur le « reste à vivre ». A savoir limiter les dépenses obligatoires des ménages les plus modestes en agissant notamment sur leur facture énergétique (la précarité énergétique concerne 13 % des ménages). Objectif : baisser de 25 à 30 % la facture via la rénovation thermique des propriétaires les plus modestes sur 2010-2007. Encore faut-il être propriétaire. Clarisse Jay

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