Hypo Alpe Adria sera nationalisée

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BanquesAprès deux jours de négociations, le sauvetage de Hypo Group Alpe Adria (HGAA), la sixième banque autrichienne se dessine. Dimanche soir, la presse autrichienne laissait entendre qu'un accord de principe avait été trouvé entre l'État fédéral autrichien et les actionnaires de la banque. HGAA avait besoin en urgence d'au moins 1,5 milliard d'euros : ses investissements risqués dans les Balkans risquaient en effet de faire passer son taux de solvabilité Tier One sous la limite légale des 4 %. Vienne a accepté de prendre le contrôle du groupe et donc de la nationaliser. Mais le ministre des Finances Josef Pröll a exigé auparavant une contribution sonnante et trébuchante des 3 actionnaires : la Landesbank bavaroise BayernLB, qui possède 67 % de HGAA, l'État de Carinthie, ancien actionnaire unique, responsable de la stratégie hasardeuse de la banque, et l'assureur Grawe. Josef Pröll a exigé 1,9 milliard d'euros afin de faire face aussi à une partie des dépréciations futures de HGAA. dimension politiqueSelon le quotidien viennois « Die Presse », le gouvernement envisage de faire payer 1 milliard d'euros à BayernLB, 500 millions d'euros à l'État de Carinthie, financé en partie par la vente d'entreprises lui appartenant, et 400 millions à Grawe. Toujours selon la presse autrichienne, HGAA devrait se séparer d'une partie de ses filiales, notamment sa filiale d'investissements touristiques. Mais dimanche soir, les négociations se poursuivaient pour définir les derniers détails.En Bavière, l'affaire HGAA avait pris une dimension politique sur les responsabilités de cet investissement. HGAA avait été racheté au Land de Carinthie, à l'époque dirigé par le célèbre Jörg Haider, en 2007. À ce moment-là, les investissements risqués de la banque avaient déjà été effectués, et la Landesbank bavaroise a depuis dû injecter pas moins de 6 milliards d'euros pour maintenir en vie la banque de Klagenfurt, la capitale de la Carinthie. C'est dire si le gouvernement de Munich souhaitait limiter son engagement. Jeudi, il avait même proposé « d'offrir en cadeau » sa participation à Vienne. Présent empoisonné évidemment refusé par Josef Pröll. Romaric Godin, à Francfort

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