Le PS rêve d'une France entièrement rose aux régionales

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olitiqueSon départ commence aux régionales. Martine Aubry n'avait qu'une cible en lançant samedi la campagne des élections régionales du Parti socialiste : Nicolas Sarkozy. Pour la première secrétaire du PS, une victoire de la gauche en mars serait la première marche vers la défaite du chef de l'État à la présidentielle de 2012. Devant les 700 délégués présents au parc des expositions de Tours, Martine Aubry a rêvé à voix haute d'un grand chelem, jugeant l'Alsace et la Corse, les deux territoires encore colorés en bleu sur la carte de France, à la portée du PS. Elle a affiché sa détermination à relever le défi d'une « nationalisation » de la campagne voulue par Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État avait lancé lui-même l'UMP dans la bataille le 28 novembre.projet : justice et espoirAux trois « i » de la droite ? « identité, immigration, insécurit頻 ?, la patronne du PS veut opposer les trois « e » de la gauche ? « emploi, éducation, environnement » ? au service d'une « social-écologie » qui sera développée dans les régions, avant de fournir la matrice d'un programme pour l'élection présidentielle. « De A comme Alsace à R comme Rhône-Alpes, toutes les régions doivent porter un projet de justice et d'espoir pour l'avenir », a-t-elle lancé.Le « contrat socialiste pour les régions », acté samedi à Tours, prévoit notamment un éventail de mesures sociales, qui vont « des contrats de continuité professionnelle » à « l'objectif de 1 euro » par trajet domicile-travail.Pour ce premier meeting, Martine Aubry était entourée des présidents des 20 régions dirigées par la gauche depuis 2004 ? à l'exception notable de Ségolène Royal, qui poursuit son chemin à l'écart de son parti, et de Georges Frêche, exclu du PS en 2007 pour ses dérapages racistes mais soutenu par ses militants du Languedoc-Roussillon.Ségolène Royal est toutefois apparue samedi dans une vidéo, aux côtés d'autres élus régionaux, pour vanter la « croissance verte » en Poitou-Charentes. Son porte-parole, Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, a annoncé avoir saisi la commission des sondages à propos d'une enquête BVA-Canal Plus, dont les résultats sont très sévères pour l'ex-candidate à la présidentielle.

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