L'agence spatiale européenne contrainte de tenir son budget
La Tribune
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Rattrapée par la crise touchant les États membres, l'agence spatiale européenne (ESA) entend freiner la croissance de ses dépenses en 2010. De 2006 à 2009, ces dernières « ont augmenté de 10 % par an », l'ESA ouvre « une période de stabilité dans les deux ans qui viennent », afin de « ne pas dépasser les capacités de paiement des États membres », a annoncé jeudi son directeur général, Jean-Jacques Dordain. Le budget 2010 s'élève à 3,74 milliards d'euros. Pas question pour autant pour l'ESA de ne pas respecter ses engagements avec l'industrie européenne. « Il n'y a pas de réduction des dépenses ni d'annulation de programmes », a-t-il assuré. « Après un exercice difficile de revue des programmes, nous avons toutes les solutions », a-t-il affirmé. L'agence est en partie aidée par quelques retards de programmes, comme le lanceur italien Vega, a-t-il fait valoir. Elle va aussi durcir les plans de paiement sur les contrats à venir en payant en fonction des avancées techniques des programmes, et non plus en octroyant à l'industriel un acompte « royal » à la signature.premier lancement de SoyouzL'année 2010 sera notamment marquée par le premier lancement de Soyouz à Kourou, en juillet, et par celui de Vega en fin d'année, un tir qui, selon nos informations, sera reporté. Le tir vers l'ISS (station spatiale internationale) d'un deuxième véhicule de transfert automatique et l'arrivée à son bord de deux nouveaux spationautes de l'ESA sont prévus au second semestre.M. C.
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