Barack Obama promet de réduire le déficit de moitié d'ici à 2013

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En présentant son projet de budget pour 2012, Barack Obama a réitéré lundi sa promesse « de diviser par deux le déficit d'ici à la fin de [son] premier mandat », soit début 2013. Les États-Unis sont un des rares pays du G20 dont le déficit augmentera cette année, alors que les vingt plus grandes économies du monde se sont engagées l'an dernier à réduire le leur de moitié d'ici à 2013. Le déficit américain doit atteindre pour l'exercice 2011 le niveau record de 1.645 milliards de dollars, mais devrait retomber à 1.100 milliards en 2012. Si le projet de budget du président américain démocrate était adopté par la majorité républicaine à la Chambre des représentants, le déficit public devrait passer de 10,9 % en 2011 à 3,2 % d'ici à 2015, Pour réduire les dépenses, Barack Obama prévoit notamment de couper 78 milliards de dollars en cinq ans dans le budget de la Défense, aidé en cela par le retrait des troupes américaines d'Irak. La suppression d'allégements fiscaux bénéficiant aux compagnies pétrolières, de gaz et du charbon doit rapporter 46 milliards de dollars en dix ans. D'autres coupes, allant des aides au logement, des subventions aux quartiers pauvres en passant par les salaires des fonctionnaires sont envisagées. S'exprimant à l'école de Parkville, à Baltimore, dans le Maryland, le président américain a toutefois souligné vouloir maintenir les investissements dans l'éducation, les infrastructures de transport et l'Internet à haut débit, « afin que chaque Américain soit équipé dans la compétition avec n'importe quel ouvrier de par le monde ». Pour ses projets budgétaires, il devra impérativement trouver un terrain d'entente avec la nouvelle majorité républicaine à la Chambre des représentants. Or son président, le républicain John Boehner, a estimé que le budget proposé par l'administration démocrate « continuera à détruire des emplois en dépensant trop, en empruntant trop et en imposant trop ». Le gouvernement compte aussi présenter un nouveau projet de taxe bancaire « conforme aux principes » du G20.Frank Paul Webe

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