L'économie et les médias entrent au ministère de la Culture

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L'ancienne Direction du développement des médias (DDM) aura dans quelques semaines quitté la rue de Varenne et l'hôtel Matignon pour rejoindre le ministère de la Culture, rue de Valois, et l'immeuble proche des Bons-Enfants. Rebaptisée Direction générale des médias et des industries culturelles ? ou DGMIC, que les familiers du ministère prononcent « dégémic » ?, opérationnelle depuis fin janvier, son champ d'action dépasse celui de la feue DDM.reconnaissanceÀ la presse et à l'audiovisuel, pour lesquels la DDM préparait la législation et la réglementation, s'ajoutent le livre et la lecture, la publicité, le disque, le mécénat... La dimension économique de ces secteurs se voit reconnue par la création d'une sous-direction du développement de l'économie culturelle, intégrée à la DGMIC mais transversale aux domaines couverts par les trois grandes directions qui constituent le ministère : patrimoine, création artistique et DGMIC. Des directions qui remplacent une organisation verticale par grande discipline : théâtre, danse, musique, livre, arts plastiques, musées, archives...Tout un symbole ! L'ancêtre de la DDM, créée en 1956, se baptisait Service juridique et technique de la presse de la présidence du Conseil. Une époque où l'information, c'était la presse écrite et où toute mesure la concernant se prenait au plus près du sommet du gouvernement. Devenu Service juridique et technique de l'information en 1975, puis de l'information et de la communication, intégrant le secteur audiovisuel, en 1995, le SJTIC est resté attaché à Matignon.En 2000, sa mutation en Direction du développement des médias illustre l'intégration d'une dimension de pilotage économique du secteur. La DDM, si elle reste placée sous l'autorité du Premier ministre, est « mise à la disposition » du ministère de la Culture et de la Communication. Elle gère les aides à la presse et conseille le ministère dans une régulation économique sophistiquée. Mais l'objectif reste lié à un enjeu plus politique : favoriser le pluralisme des médias.Dans la nouvelle DGMIC, dirigée par Laurence Franceschini, ex-directrice de la DDM, les médias rejoignent les industries culturelles, avec lesquelles ils partagent des problématiques économiques communes : notamment la numérisation des contenus et leur diffusion sur des réseaux numériques.« Industries » et « économie » culturelles : ce vocabulaire désormais accolé aux structures n'a pas manqué de choquer les tenants d'un ministère de la Culture dédié au seul rayonnement des oeuvres de l'esprit. Le tabou n'a d'ailleurs pas été brisé pour le livre et la lecture, qui restent logés dans un service distinct dont la charge incombe en direct au numéro deux de la DGMIC, Nicolas Georges. Le directeur adjoint de la DGMIC n'est autre que l'ex-directeur adjoint puis directeur par intérim du livre au ministère. Isabelle Repiton« Industries » et « économie » culturelles : ce vocabu- laire désormais accolé aux structures n'a pas manqué de choquer.

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