Bruit de bottes saoudiennes à Bahreïn

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La situation à Bahreïn a pris lundi un tour nouveau, avec une intervention des forces des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) visant à rétablir l'ordre face à la contestation de la dynastie sunnite des Al-Khalifa au pouvoir par la majorité chiite. Un contingent de 1.000 soldats de l'Arabie Saoudite a traversé la frontière, et des troupes venant des Emirats Arabes Unis s'apprêtaient à les rejoindre. Le CCG est composé, outre ces deux pays, du Qatar, d'Oman et du Koweït.L'opposition chiite, qui demande des réformes politiques et un régime démocratique a dénoncé dans cette opération « une occupation étrangère ». L'Iran a demandé aux autorités d'éviter de recourir à « la violence et la force contre la population », tout comme les États-Unis qui « exhortent le gouvernement de Bahreïn à mener un dialogue pacifique et constructif avec l'opposition plutôt qu'à recourir à la force ».L'appel à des troupes du CCG intervient juste après l'annonce dimanche soir de l'acceptation par le prince héritier de Bahreïn, Salman ben Hamad Al-Khalifa, de discuter de certaines revendications de l'opposition dans le cadre d'un dialogue national, en particulier celles portant sur un nouveau gouvernement et sur les pouvoirs du Parlement. Le prince héritier a été chargé par le roi, Hamad ben Issa Al-Khalifa, d'entamer le dialogue avec les opposants mais le puissant mouvement chiite Wefaq y a posé des conditions, dont la démission du gouvernement. Le prince héritier a ajouté que le dialogue national pourrait également porter sur des questions comme « le problème des naturalisations » et la « lutte contre la corruption ». L'opposition chiite accuse la monarchie sunnite des Al-Khalifa de procéder à des naturalisations de sunnites pour modifier la démographie du royaume, où les chiites sont majoritaires.R. Ju. (avec AFP)

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