Les marchés du pétrole anticipent la baisse de régime de l'archipel

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Déjà déclinante, la demande de pétrole du Japon, soit entre 4 et 5 millions de barils par jour, semble menacée à court-terme. Les marchés du pétrole ont ouvert la semaine sur ce constat, restant orienté à la baisse jusqu'à ce que l'actualité au Moyen-Orient reprenne le dessus. L'annonce, en début d'après-midi de l'arrivée de forces saoudiennes pour soutenir le royaume du Bahrein face aux manifestants a refait passer le baril du pétrole dans le vert. Mais le recul de la demande de pétrole ne fait guère de doute, au moins dans un premier temps. Ne serait-ce que parce que les raffineries japonaises ont été gravement endommagées par le tsunami, et n'importent donc plus de pétrole brut. Plusieurs d'entres elles ont du fermer, d'autres, en feu, ne pourront être réactivées avant de longs mois. Au total, les raffineries affectées (Negishi, Sendai, Kashima et Chiba) représentent une capacité d'un million de baril par jour. De plus, de nombreuses infrastructures sont aujourd'hui endommagées. Même si elles le souhaitaient, les raffineries japonaises ne pourraient sans doute pas redémarrer immédiatement faute de stocks de brut. La plupart des ports du pays ont en effet été endommagés par le tsunami, et la distribution de l'essence nécessaire au transport est déjà menacée. Le gouvernement japonais a d'ailleurs demandé lundi aux compagnies privées de mettre sur le marché 8,9 millions de barils détenus dans leurs stocks obligatoires.Si la demande est susceptible d'être déprimée à court terme, ne serait-ce que parce que l'économie tourne au ralenti faute d'approvisionnements suffisants en électricité et parce qu'une majorité d'usines ont annoncé qu'elles restaient fermées cette semaine, elle pourrait en revanche rebondir fortement d'ici trois mois. C'est du moins l'avis de Barclays Capital, qui rappelle que la reconstruction recquiert énormément d'énergie. Autant la demande de gaz supplémentaire devrait être facilement comblée, autant celle de pétrole représente une menace haussière supplémentaire pour le baril. A.R.

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