Dacia mise sur son nouveau 4×4 rustique et pas cher

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Plus de 5.000 commandes ont déjà été enregistrées, rien qu'en France, après quinze jours de commercialisation. Le 4×4 Dacia Duster, concocté par Renault pour sa filiale roumaine, remporte déjà un grand succès et devrait conforter la quatrième place acquise en mars par la marque sur le marché hexagonal avec un autre modèle, la petite Sandero. « Les capacités de production prévues sont de 150.000 unités annuelles en Roumanie », explique Gérard Detourbet, responsable de l'entrée de gamme chez Renault. « En 2011, le Duster sera également fabriqué au Brésil et en Russie, sous la marque Renault, avec un potentiel industriel de 60.000 à 80.000 unités dans chaque pays. » Un assemblage est aussi planifié « en Colombie [20.000 unités] et en Inde [30.000] ». Un vrai véhicule à vocation internationale, pour lequel le groupe français a consenti « un investissement de 200 millions d'euros en développement et 100 millions pour l'industrialisation en Roumanie ».Ce véhicule rustique, habitable, polyvalent, passe-partout et pas déplaisant à conduire a l'avantage d'être léger - 300 kilos de moins que ses concurrents - et simple, les deux allant de pair. Quelque « 70 % des pièces en valeur sont reprises aux Logan et Sandero. Chez Dacia, on essaye d'offrir 80 % des prestations avec 50 % des coûts seulement ». Du coup, le Duster est proposé à un prix très compétitif : de 11.900 euros en version à essence de base et deux roues motrices jusqu'à 18.900 euros en diesel 110 chevaux, quatre roues motrices, avec un bon équipement. En prime : trois ans de garantie. Soit 8.000 à 10.000 euros de moins que la concurrence, au prix toutefois d'une présentation robuste mais spartiate. « Le prix de vente serait de 2.500 à 3.500 euros supérieur si le Duster était fabriqué en France », souligne au passage Gérard Detourbet.Même avec des prix de vente aussi serrés, le Duster se veut rentable. « Ça se présente bien au niveau des marges », reconnaît laconiquement le dirigeant.À court terme, l'offre d'entrée de gamme à bas coût du constructeur devrait s'enrichir d'un nouveau petit modèle, de taille inférieure à la Sandero, vendu sous la seule marque Renault hors de l'Union européenne, mais également d'une familiale, qui sera fabriquée dans la future usine marocaine de Tanger et distribuée, elle, sur le Vieux Continent. Alain-Gabriel Verdevoye, à Marrakech

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