Les taux longs grecs dépassent les 13 %

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Pour la première fois depuis l'entrée de la Grèce dans la zone euro, les taux à 10 ans du pays ont dépassé les 13 % jeudi, alors que la tension montait sur les marchés quant à l'éventuelle restructuration de la dette grecque, évoquée par l'Allemagne. Les taux courts étaient encore plus sous pression, à plus de 15 %, marquant l'inquiétude des investisseurs à très court terme. Le discours du président du FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui a déclaré dans l'après-midi que le pays devait « s'en sortir », n'a guère affecté le marché. En cas de restructuration, les investisseurs traditionnels risquent de n'être que partiellement indemnisés, les créanciers de type FMI passant avant les autres. PropagationCe qui explique que les investisseurs se montrent de plus en plus réticents à détenir des obligations d'État grecques. La menace qui plane sur la Grèce s'est aussi propagée au Portugal et à Irlande, dont les finances publiques sont également fragiles. L'Italie avait en revanche pu lever 6 milliards d'euros d'obligations dans la matinée, à 3,83 %, soit un taux plus faible que lors de sa précédente émission. A. R.

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