Nouvelle semaine de tension pour BP

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Qu'est-ce qui pourra donc enrayer la disgrâce de BP ? Lundi, son titre s'est à nouveau effondré en Bourse, avec un plongeon de 9,3 %, amenant sa valorisation à un niveau quasiment moitié de ce qu'elle était avant le naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon. Alors que s'ouvre une semaine à haut risques pour le pétrolier britannique, le nouvel engagement pris par BP auprès de l'administration américaine n'y a rien fait. Pressé par cette dernière de dévoiler ses plans pour limiter la marée noire, le groupe a révélé qu'il comptait recueillir 50.000 barils par jour d'ici à fin juin grâce à l'installation de nouveaux équipements. 50.000 barils, soit plus que l'ampleur actuelle de la fuite, estimée entre 20.000 et 40.000 barils par jour par les autorités américaines, et trois fois plus que ce qu'il parvient aujourd'hui à capter. Mais les actionnaires de BP, déjà tétanisés par la suspension éventuelle du dividende trimestriel, hypothèse que le conseil d'administration du groupe devait étudier lundi, s'alarment désormais de la volonté de l'administration américaine de créer un fonds administré de façon indépendante pour indemniser les victimes de ce désastre environnemental. Des élus du Congrès ont demandé que BP place 20 milliards de dollars dans ce fonds de compensation, pour le cas où le groupe déposerait son bilan ou se trouverait incapable de financer le nettoyage et les indemnités estimées à 40 milliards de dollars par Standard Chartered. discours en « prime time »L'agence de notation Moody's a encore ajouté à la fébrilité, estimant que « la marée noire massive qui se poursuit dans le Golfe du Mexique a créé une crise financière, juridique, régulatoire et environnementale sans précédent ».Aux États-Unis, la marée noire reste plus que jamais au sommet de l'agenda politique. Au terme d'une visite de deux jours dans trois régions menacées ou touchées, Barack Obama prononcera ce mardi un discours en « prime time » sur les télévisions américaines. L'hôte de la Maison-Blanche, critiqué pour son inaction et qui s'est engagé à « botter les fesses » des responsables de la pire marée noire de l'histoire du pays, rencontrera mercredi pour la pemière fois le président de BP, Carl-Henric Svanberg, et son directeur général, Tony Hayward. Le lendemain, c'est dans un contexte chauffé à blanc que Hayward sera entendu par la sous-commission de l'Énergie de la Chambre des représentants.

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