Certes, à travers le monde, le salaire des femmes est encor...

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Certes, à travers le monde, le salaire des femmes est encore, en moyenne, inférieur à celui des hommes. Mais certaines font exception. Des patronnes américaines largement récompensées, aux banquières indiennes qui monopolisent les postes en or à Bombay, rendez-vous avec ces super-performeuses. Celles qui remportent la miseLes patrons américains ont souvent servi de référence, ne serait-ce que pour justifier les salaires des PDG chez leurs concurrents euro-péens. Mais l'argument n'a plus lieu d'être. Ce sont leurs homologues femmes que les conseils d'administration, à Paris ou ailleurs, devraient prendre pour modèle?! De fait, selon les données compilées par Bloomberg sur ces derniers mois, seize des Américaines à la tête de grandes entreprises (faisant partie du S&P 500) gagnent plus que la moyenne relevée chez leurs équivalents masculins. Et «?plus?» veut dire beaucoup plus, puisque l'écart est de 43?%?! La moyenne des rémunérations féminines s'établit à 14,2 millions de dollars. Ces chiffres, tirés des rapports annuels, ont été dopés par le «?package?» de 47,2 millions de dollars versés à Carol Bartz, la patronne de Yahoo, l'an dernier, et celui de 26,3 millions d'Irene Rosenfeld, à la tête de Kraft Foods. Mais il n'empêche, les dirigeantes, dans leur ensemble, ont aussi été augmentées de manière plus significative que les hommes en 2009?: 19?% par rapport à 2008 pour les femmes, contre une réduction de 5?% pour leurs homologues masculins... Selon certains analystes, si ce phénomène a émergé, c'est avant tout parce que les conseils d'administration ou de rémunération ne veulent surtout pas être taxés de discrimination envers les femmes. Moralité, ils préfèrent octroyer plus ? par sécurité...De même, étant moins nombreuses sur le marché, les femmes sont plus prisées, remarquent d'autres spécialistes, la rareté faisant monter le prix. Enfin, les femmes ont, même si la crise a obéré leurs performances, de meilleurs résultats que les hommes, ce qui se répercuterait sur leur rémunération.Reste que même les plus brillantes ne peuvent se reposer sur leurs lauriers. Elles doivent faire mieux que les hommes afin de montrer qu'elles sont réellement à la hauteur de leurs responsabilités... «?Les critères comportementaux sont également plus sévères, elles doivent être absolument irréprochables?», ajoute un expert. Cependant, si cette poignée de femmes défraie la chronique des revenus vertigineux, elles ne sont pas forcément prises en exemple. Au bas de l'échelle, les femmes, aux états-Unis, ne recevaient encore, au début 2010, que 79 cents quand les hommes gagnaient 1?dollar... L. J. B. Ces dirigeantes américaines qui gagnent plus que les grands patronsSi le salaire de certaines PDG, outre-Atlantique, dépasse celui des hommes, c'est grâce à leurs qualités et à leurs performances, mais aussi à leur rareté. Sans oublier la peur des comités de rémunération d'être taxés de sexisme.

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