Volkswagen Golf VII : "Deutschland über alles"

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Bon, d\'accord, le style n\'a rien de révolutionnaire. Et, franchement, on aura du mal à reconnaître la septième Golf de la sixième ou... de la cinquième. Mais, ce que les clients fidèles apprécieront, c\'est qu\'on l\'identifiera immédiatement comme une... Golf. Reconnaissable entre mille. Classique, équilibrée dans ses volumes, très compacte (4,25 mètres de long seulement), sans esbroufe et intemporelle. Bref, c\'est une Golf de plus -29 millions d\'exemplaires en 38 ans!-, qui se bonifie sur tous les plans.Grande soliditéA l\'intérieur, c\'est tout aussi classique qu\'à l\'extérieur. Les habitués ne seront nullement dépaysés. Les formes géométriques permettent une bonne accessibilité, une habitabilité optimisée avec un coffre pas immense mais fonctionnel, une visibilité très correcte -sauf de trois-quarts arrière. Ce qui frappe d\'emblée, c\'est la simplicité des réglages, de grande amplitude. On trouve très vite sa position de conduite, avec même un accoudoir central modulable -ce qui est rare. Tout apparaît bien en mains, sans chichis. L\'impression qui prédomine demeure celle d\'une grande solidité. Matériaux, précision des assemblages, sont remarquables. La concurrence reste loin derrière. Et bravo aux deux gros compteurs ronds, très lisibles. Malheureusement, à force de vouloir rajouter des équipements, Volkswagen a complexifié les commandes. Il y a désormais trop de boutons au volant. L\'ordinateur de bord devient complexe. Dommage. En revanche, applaudissons au grand écran central tactile!Motorisations efficacesMoteur. Nous avons d\'abord essayé la 1,4 TSi à essence de 140 chevaux. Immédiatement, nous avons été séduits par cette mécanique souple, performante, élastique, couplée à une boîte manuelle efficace, aux passages de rapports nets. Une motorisation à conseiller à ceux qui ne roulent pas trop. Nous avons ensuite testé la version diesel TDi 150 avec la réputée boîte DSG à double embrayage. Et nous avons été là aussi satisfaits. Certes, le diesel TDi reste bruyant. Et la transmission automatique, programmée pour moins consommer, a tendance à enclencher trop tôt le rapport supérieur, même en position «S» (Sport). C\'est malheureusement de plus en plus le cas chez tous les constructeurs. Ceci dit, la vivacité de la mécanique et la précision ainsi que la rapidité de la boîte procurent un très bel agrément. En cas de besoin, on peut toujours recourir au passage manuel des rapports, qui permet de distiller un plaisir de... GTi ! Le tout pour des consommations inférieures à sept litres aux cents sur route (avec la TDi), malgré une conduite dynamique. Notons toutefois que cette DSG est curieusement à... six rapports sur la motorisation TDi 150, mais à sept sur le 1,4 essence ou le petit diesel de 105 chevaux.Sûre et fermeLes très bons moteurs sont facilement exploitables, car le comportement routier affiche également un excellent niveau, avec une rigueur et une précision de bon aloi. Ca accroche très, très bien dans les virages. Les routes sinueuses, même en mauvais état, sont un régal. On se sent en toute sécurité. Nos modèles d\'essai étaient dotés d\'une monte pneumatique (45 R 17) et d\'un châssis «sport», de série sur la version la plus huppée Carat, qui améliorent la tenue de route, mais entraînent des réactions fermes. Ainsi gréé, la Golf se révèle sèche, mais pas du tout inconfortable pour autant. En revanche, avec la finition Trendline ou Confortline, on est sur des montes et des réglages de suspension plus typés confort.Plein d\'équipementsVolkswagen fait le plein d\'équipements, avec, dès la Trendline de base, sept «airbags», la climatisation manuelle, le correcteur de trajectoire ESP, le régulateur de vitesse, le «Stop and Start» (arrêt et redémarrage automatiques au feu rouge)... et le grand écran tactile. Avec 2.050 euros de plus, on ajoute, sur la Confortline, la climatisation automatique, l\'accoudoir central avant réglable, une sellerie un plus seyante, des radars de stationnement (intrusifs et agaçants), des antibrouillards. On peut surtout avoir le choix d\'un intérieur plus clair et moins lugubre que celui, tout noir, de la Trendline. Pour 4.080 euros supplémentaires (par rapport à la Trendline), la Carat offre une présentation plus cossue, des sièges avant enveloppants en tissu-alcantara (faux daim), un GPS, un système de freinage automatique en cas d\'urgence, un régulateur de vitesse adaptatif. La boîte DSG, recommandable même si la transmission manuelle ne souffre d\'aucun handicap, est à 1.510 euros avec le TDi 150 et... 1.540 sur le 1,4 TSi. A noter que l\'option sièges en cuir -uniquement sur Carat- coûte la bagatelle de 1.675 euros (!) mais peut offrir une sellerie de couleur brune du plus bel effet.Homogénéité rareNous avons pris beaucoup, beaucoup de plaisir à vivre avec cette Golf VII, fort réussie, et ce aussi bien en essence qu\'en diesel. Cette voiture se révèle remarquable d\'homogénéité. Ponctuellement, une concurrente peut faire mieux sur tel ou tel item, mais c\'est la conception et la réalisation d\'ensemble qui recueillent tous les suffrages. Quel sérieux, même si nous avons peu apprécié quelques petits bruits sur mauvaise route! Une voiture qui n\'a pas de vrai défaut. Oui, nos critiques habituels vont nous tomber dessus encore une fois, nous reprochant d\'encenser les produits du groupe allemand. Mais, s\'ils s\'y connaissent un peu, qu\'ils aillent donc essayer ce modèle et ses principaux rivaux chez un concessionnaire et ils verront!... Volkswagen creuse indubitablement l\'écart, ce qui est logique vu les sommes qu\'il investit en recherche et développement. Et n\'oublions par que les dirigeants du consortium sont eux-mêmes des ingénieurs de l\'automobile, des passionnés qui essayent leurs produits et ceux de la concurrence! Pas comme chez le constructeur... X ou Y pour ne pas les nommer. Ce n\'est d\'ailleurs pas un hasard si la firme de Wolfsburg accroît constamment ses parts de marché.Prix conquetsNous nous réservons toutefois d\'essayer plus tard des versions d\'entrée de gamme de la Golf avec les petites motorisations, pas encore disponibles. Nous vérifierons si celles-ci sont aussi plaisantes. Une 1,2 TSI de 85 chevaux devrait ouvrir la gamme, en mars 2013, à 17.790 euros. Sous-motorisée? A voir. Une TDi 105 est aujourd\'hui à 22.550 euros (Trendline). La 1,4 TSi 140 démarre à 24.690 (Confortline). La TDi 150 n\'est livrable qu\'à partir de 27.090 avec la même finition Confortline (et en transmission manuelle). La TDi 150 Carat DSG vaut 30.630 euros. Elle constitue actuellement le sommet de la gamme. Les prix de lancement sont assez élevés. Il n\'y a aucun malus à débourser en supplément, même en boîte DSG. Mais seule la TDi 105 aura droit à 200 euros de bonus.Alain-Gabriel VerdevoyeModèle d\'essai : Volkswagen 1,4 TSi 140 Carat : 26.720 eurosPuissance du moteur : 140 chevaux (essence)Dimensions : 4,25 mètres de long x 1,79 de large x 1,45 de hautQualités : ligne indémodable, intérieur rigoureux, bonne position de conduite, moteur brillant, boîte précise, comportement routier efficace, homogénéité d\'ensembleDéfauts : suspensions fermes (Carat), trop de boutons sur le volant, prix coquetConcurrentes : Ford Focus 1,6 SCTi Titanium : 23.650 euros, Citroën C4 1,6 THP Exclusive : 25.600 euros, Volvo V40 T3 : 26.480 eurosNote : 16 sur 20

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