La City pousse les banques étrangères à encadrer les bonus

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égulationLondres met la pression sur les banques étrangères. Paul Myners, le secrétaire d'État en charge de la City, a forcé hier les onze principales banques non britanniques basées à la City à mieux encadrer leurs bonus. Celles-ci, dans un communiqué commun, ont donc été forcées d'exprimer leur « soutien entier » à l'accord du G20 sur la rémunération. En particulier pour les hauts dirigeants des banques, elles s'engagent à différer pendant au moins trois ans entre « 40 % et 60 % » du versement des bonus, qui sera payé à « 50 % au moins en actions ». Cet accord fait suite à celui, similaire, signé entre les cinq grandes banques britanniques et le Trésor britannique fin septembre.« course de vitesse »Les banques qui ont signé cet accord sont Bank of America, Merrill Lynch, Citigroup, Credit Suisse, Goldman Sachs, JP Morgan Securities, Morgan Stanley, Nomura and UBS. En revanche, les banques européennes BNP Paribas, Société Généralecute; Générale et Deutsche Bank traînent les pieds. Contrairement aux autres, elles ont des succursales en Grande-Bretagne et non pas des filiales, ce qui signifie qu'elles ne sont pas régulées par la FSA. Elles se contentent d'indiquer qu'elles « appliqueront les accords du G20 en accord avec leur régulateur dans leur pays d'origine, et qu'elles chercheront à appliquer de façon volontaire les règles de rémunération de la FSA pour les employés basés au Royaume-Uni ».Cette pression du gouvernement britannique sur les bonus était sévèrement critiquée hier par la City, qui juge qu'il s'agit avant tout d'agitation politique. « Cela ressemble à une course de vitesse, pour que les Britanniques puissent dire qu'ils ont été les premiers à appliquer les principes du G20 », s'agace un responsable d'une des banques présentes. Aux États-Unis, la Fed pourrait annoncer des mesures d'ici la fin de la semaine, tandis qu'en France, un arrêté est proche d'être publié.De plus, de l'aveu même du Trésor, les principes auxquels s'engagent les banques sont extrêmement similaires aux règles mises en place par la FSA dès le mois d'août. À l'époque, 26 banques les avaient signées. « Je ne vois pas quelle différence ces annonces vont faire, s'agace Angela Knight, directrice de la British Bankers'Association. Les demandes du G20 étaient déjà en place. Tout ceci me parait avant tout politique. »Éric Albert, à Londres

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