GM reviendra en Bourse avec une action à petit prix

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General Motors devrait revenir en Bourse en novembre au prix, plutôt bas, de 20 à 25 dollars par action (15 à 19 euros), destiné à séduire les particuliers. C'est ce qu'a déclaré mercredi Ed Whitacre, le président du constructeur américain. Sans préciser l'ampleur de l'opération, le patron du groupe, qui en a cédé les rênes opérationnelles à Dan Akerson le premier septembre, précise qu'elle permettra aux pouvoirs publics américains de réduire leur participation, qui atteint les 61 % actuellement. Même si le Trésor américain ne devrait à cette occasion céder qu'une fraction des 304 millions d'actions reçues lors du sauvetage financier du constructeur, l'an dernier. Le Canada détient pour sa part 11,7 % des titres. Le constructeur chinois SAIC, partenaire de GM dans l'ex-empire du Milieu, pourrait d'ailleurs devenir, à cette occasion, un actionnaire du consortium du Michigan.La firme de Detroit a par ailleurs annoncé en début de semaine un programme de souscription, au prix d'introduction, destiné aux salariés, distributeurs et retraités du groupe, sous réserve de l'achat d'un montant minimum de titres, probablement pour 1.000 dollars. « Je ne sais pas combien de titres nous vendrons, mais je peux vous dire que l'introduction en Bourse sera une réussite », assure Ed Whitacre. En attendant, l'agence de notation américaine Moody's a attribué le 11 octobre la même note de crédit à General Motors que celle octroyée quelques jours auparavant à Ford, une entreprise rentable qui a traversé la crise sans se placer sous la protection de la loi sur les faillites. Encourageant.Comptes assainisSous perfusion des 50 milliards de dollars (38 milliards d'euros) injectés par Washington pour le renflouer, délesté de ses « mauvais » actifs, desendetté et ayant pu faire le ménage sans heurts politico-sociaux dans ses usines, GM a affiché au premier semestre un bénéfice net de 2,2 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros). Séduisant aujourd'hui, avec notamment un sérieux plan d'investissements dans le monde (« La Tribune » du 7 octobre), GM reste toutefois confronté à des problèmes structurels comme une érosion continue de sa pénétration aux États-Unis et en Europe, en particulier en Allemagne. Si ses activités nord-américaines sont redevenues rentables, ce n'est pas encore le cas pour celles du Vieux continent. Mais le groupe compte de sérieux atouts comme sa forte présence en Chine (Buick), en Corée à travers GM Daewoo ou en Amérique du Sud (Chevrolet).

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