Faire évoluer le collège, oui, mais pas le réformer
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Le gouvernement va-t-il s'attaquer à la rénovation du collège ? Dernièrement, les questions de l'égalité des chances, de la violence et du décrochage scolaires, de la dégradation des conditions de travail des enseignants, de l'instabilité des équipes et enfin, tout récemment, le rapport du député UMP Jacques Grosperrin qui estime que le collège unique est un « faux collège pour tous », ont donné l'occasion à une large partie de la communauté éducative d'en appeler à nouveau, pour des raisons parfois opposées, à une rénovation du collège. « Le collège, lieu des contradictions et des inégalités du système éducatif, n'est évoqué qu'à la marge depuis trop d'années », les derniers gouvernements ne s'en étant pris qu'à l'école ou au lycée, ont écrit Thierry Cadart, du Sgen-CFDT, et Patrick Gonthier, de l'Unsa-Education. « Il faut investir sur le collège et desserrer l'étau en dégageant du temps pour les enseignants. Nous souhaitons un vrai débat sur le sujet », insiste de son côté Roland Hubert, du Snes-FSU. Une demande relayée par le rapport Grosperrin, qui souligne le peu de moyens et le faible encadrement dont a toujours souffert le collège. Le Snalc (réputé à droite) réclame quant à lui à cor et à cri la suppression du collège unique.plusieurs nouveautésMais le ministère de l'Education ne compte pas lancer ce chantier. D'une part parce qu'il a déjà introduit plusieurs nouveautés (accompagnement éducatif, stages de remise à niveau...). D'autre part parce que l'application du socle commun de connaissances et de compétences, disposition phare de la loi Fillon de 2005 (qui fixe sept compétences majeures à maîtriser en fin de scolarité), n'est pas achevée. De lui découlent en effet les récentes mesures que sont les livrets de compétences, les évaluations en CE1 et CM2 et le nouveau brevet des collèges qui s'appliquera pleinement à partir de 2011. Mais les syndicats s'y opposent, ce qui fait dire à Jacques Grosperrin que tant qu'il ne sera pas supprimé, « le socle commun ne sera pas appliqu頻. Pour l'heure, ni les syndicats, qui souhaitent le maintien d'une référence nationale, ni le ministre de l'Education, Luc Chatel, n'adhèrent à cette idée. Clarisse Jay
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