Juliette Sultan, une carrière américaine dans la sécurité informatique

Directrice d'une importante filiale de Business Objects aux États-Unis, Juliette Sultan n'a pas attendu longtemps après le rachat de son employeur par SAP. C'était en octobre 2007. Un mois après, elle quitte le leader mondial de la Business Intelligence pour partir chez Check Point Software. Cette entreprise israélienne est un grand nom de la sécurité informatique des entreprises. En France, elle compte parmi ses clients des groupes comme L'Oréalcute;al ou PPR. La sécurité peut prendre plusieurs formes. Il y a la protection contre les actes malveillants de l'extérieur, les botnets (réseau de machines sous contrôle de personnes mal intentionnées), les malwares (logiciel malveillant : virus, ver, cheval de Troie, logiciel espion) et l'ameçonnage de données. Il y a aussi le contournement des politiques de sécurité de l'entreprise par ses propres employés, souvent pour des raisons fort louables : la copie, sur une clef USB non cryptée, de plusieurs documents sensibles pour travailler dessus pendant le week-end. Aujourd'hui, Juliette Sultan est directrice du marketing de Check Point Software. La sécurité, c'est du sérieux. Cette année, Check Point Software devrait réaliser un chiffre d'affaires supérieur au milliard de dollars avec une excellente rentabilité (476 millions de dollars de bénéfice net prévus par les analystes).« Bien là où elle est »Sa carrière a commencé chez Arthur Andersen, qui l'a accueilli après son diplôme de l'ESCP. Elle y restera pendant cinq ans pour y faire de l'audit, puis passera deux ans à Harvard pour y décrocher son MBA. Elle s'installe à San Francisco en 1995 chez Bain & Company pour travailler sur la déréglementation des télécommunications. Le domaine est certes important mais pâlichon en comparaison de la folie qui anime le monde Internet. Alors elle entre chez Oracle, le spécialiste des bases de données, qui est dirigé par le très haut en couleur Larry Ellison. Elle commence à travailler sur des process internes de marketing internationaux. Ses ébauches arrivent sur le bureau de Larry Ellison qui les trouve non seulement à son goût mais décide d'en faire une application. Juliette se retrouve chef de produit et elle grimpe rapidement les échelons puisqu'elle devient vice-présidente. Puis elle suit son patron chez CA à New York. Elle y apprend la sécurité mais revient au bout de quinze mois chez Business Objects. Nous sommes en 2005. Elle devient patron du marketing de l'activité américaine puis directeur général d'une autre filiale.S'imagine-t-elle une carrière à la Carol Bartz, directeur général d'Autodesk, puis directeur général de Yahoo ? Non, elle est « bien là où elle est » et elle a encore beaucoup à apprendre. Enfin, l'avenir le dira...Ajoutons que ses premiers travaux lui ont survécu. En 1985, elle faisait partie du trio d'étudiants qui ont lancé les Restos du Coeur avec Coluche. Un coup d'essai qui valait coup de maître.

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