L'A400M sur la piste de décollage

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cite>EADS et les États clients de l'avion de transport militaire A400M se sont fixé comme objectif de converger fin septembre. Soit de figer une bonne fois pour toutes l'avenant au contrat (plus de 1.000 pages avec les annexes) à l'issue d'une série de négociations prévues à la fin de ce mois entre les États, EADS et sa filiale Airbus. Puis, les pays devront ratifier le contrat, certains comme l'Allemagne devant soumettre le texte à leur Parlement. Avec un contrat signé par l'Organisme conjoint de coopération en matière d'armement (Occar) d'ici à la fin de l'année. C'est le calendrier souhaité par tous les acteurs, notamment EADS, qui aimerait inscrire dans ses comptes 2010 les avances remboursables promises par certains États comme la France et l'Allemagne.Mais ce calendrier pourrait encore légèrement dériver. Il « est extrêmement tendu », reconnaît une source proche du dossier. Du coup, la convergence pourrait n'être atteinte qu'en octobre. Surtout, tout dépendra de la volonté de l'Allemagne de faire passer ce texte devant le Parlement en procédure d'urgence ou... pas. Selon certains, la ratification de l'avenant par l'Allemagne par la voie normale pourrait prendre trois à quatre mois, l'Occar ne signant le contrat avec EADS qu'au début 2011. Ce ne serait que le dernier rebondissement de l'histoire mouvementée d'un programme, qui aujourd'hui sur le plan technique et opérationnel se déroule très bien comme l'illustre la qualité de la campagne des essais en vol.pas de mauvaises surprises Où en est-on exactement ? Les sept États finalisent actuellement un projet de texte sur lequel seules la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont réduit leur cible de respectivement trois et deux exemplaires. « Tout semble bien se passer », indique une source industrielle. Une fois ce travail terminé, il sera présenté avant la fin septembre - en principe - à l'industriel, qui acceptera ou pas l'ensemble des clauses, notamment les plus importantes : prix et conditions de paiement, quantité d'appareils pour chaque nation, délai pour aboutir aux différentes versions et contenu des standards. EADS ne s'attend pas à de mauvaises surprises, en particulier sur le nombre d'avions. À ce jour, seules la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont réduit leur cible de respectivement trois et deux exemplaires. Mais on ne peut exclure que ces deux pays notamment attendent d'avoir fait leur revue de programmes tenant compte des réductions budgétaires pour ratifier ce texte. Michel Cabirol

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