Stockholm vante sa politique active de l'emploi

En Suède, les politiques actives du marché du travail, bien que profondément réformées par le gouvernement, ont joué un rôle « crucial » dans le fort rebond que connaît actuellement l'activité économique locale. Le jugement est d'Anders Borg, le très influent ministre des Finances qui, avec ses collègues de la coalition de centre-droit, jouera sa réélection dimanche, à l'occasion des élections générales. D'après l'office suédois des statistiques, la croissance de ce royaume scandinave a en effet été en rythme annuel de 4,6 % au printemps dernier.Anders Borg a même estimé, alors qu'il rencontrait la presse la semaine dernière, que de telles politiques actives de l'emploi « font partie des plus importants outils à notre disposition » pour réduire le chômage. Plutôt consensuelle en Suède et dans les pays nordiques, où des politiques actives du marché du travail sont en place depuis les années 1960, l'analyse prend surtout du relief à l'aune de l'insolente bonne santé économique du royaume scandinave, qui tranche avec la nature atone de la reprise dans le reste de l'Europe. Car, dans nombre de pays européens, ces politiques sont loin d'être en odeur de sainteté, relève Anders Borg. Taux de chômage de 8 %« Je sais que certains de mes collègues européens sourient face à cette obsession nordique des politiques actives du marché du travail », indique Anders Borg, le sourire en coin, tandis qu'il détaille les mesures qui, selon lui, ont permis de nourrir la demande intérieure, participant ainsi à la relance de l'économie. Le principal mérite de cet outil de soutien à l'emploi est qu'il permet de maintenir « actifs » les hommes et femmes au chômage, et les rend de ce fait « plus proches » du marché du travail, favorisant ainsi leur retour sur ce même marché lorsque la conjoncture redevient favorable. Aujourd'hui, près de 15 % de la population active suédoise bénéficie de ces différents programmes d'aide au retour à l'emploi. Prenant la forme de stages destinés à parfaire sa formation ou à en changer, ou alors d'emplois subventionnés, leur succès réside également, a insité Anders Borg, dans la plus grande flexibilité du marché du travail mise en place par le gouvernement. Résultat, la Suède affiche un taux de chômage de 8 % seulement, et « l'emploi repart assez fort. Ce qui est unique dans les pays de l'OCDE », se félicite le grand argentier suédois. Sébastien Buffet, à Stockholm

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