Le Nigeria veut lancer son fonds souverain

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Le chef d'État nigérian a confirmé mercredi sa candidature aux prochaines élections présidentielles de janvier 2011. Une échéance que Goodluck Jonathan prépare déjà. Le président a annoncé plusieurs réformes, et notamment son intention de lancer un fonds souverain que le pays, huitième exportateur mondial d'or noir, alimentera en pétrodollars. Le projet de loi vient d'être transmis à l'assemblée nationale. Selon Goodluck Jonathan, ce fonds devrait à la fois constituer « les fondations pour une épargne nationale », mais aussi « attirer et canaliser des capitaux destinés aux infrastructures essentielles» du pays qui, au passage, est le plus peuplé d'Afrique (150 millions d'habitants).Ce fonds - pour lequel le gouvernement fédéral ainsi que les 36 états ont déjà mis de côté 1 milliard de dollars - viserait à remplacer un mécanisme d'épargne actuel en vertu duquel la marge dégagée de la différence entre les prix du brut sur le marché et le prix de référence dans le budget annuel du Nigéria est mise sur un compte. En l'occurrence ce dernier fonds a vu ses recettes fondre, et ce, de manière relativement opaque. Ses recettes qui avoisinaient 20 milliards de dollars en 2007, puis 7 milliards en 2009, ne seraient plus que de l'ordre de 500 millions. Manne pétrolière« Jusqu'à présent la gestion de ce fonds s'effectuait sur un simple engagement entre l'Etat fédéral et les régions, explique un économiste spécialiste de la région, « l'idée d'inscrire son financement et sa gestion dans le cadre légal est une bonne chose. Et devrait permettre de ne plus puiser dedans sous n'importe quel prétexte ». À voir. En attendant, le Nigéria devrait continuer de produire de l'ordre d'un peu plus de 2 millions de barils de pétrole par jour. Une production qui pourrait rapporter 15 milliards de dollars au pays cette année selon des estimations d'économistes. En tout cas plus que prévu dans les comptes publics où le prix du baril est budgété à 57 dollars. Reste que cette manne est pour l'heure amputée entre autres par les redistributions entre l'Etat et les régions, et le financement d'une partie du déficit budgétaire. Marjorie Bertouille

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