Le basculement à la TV tout numérique s'accélère

La nouvelle campagne d'information sur le passage de la TV au tout numérique, qui débute le 19 septembre, va faire grincer les dents des syndics. Les habitants d'un immeuble discutent de ce qu'il faut faire pour continuer à recevoir la télévision, et en concluent qu'il faut appeler le « syndic », quand une retardataire ouvre sa fenêtre et s'exclame « Quoi, un sadique, dans l'immeuble ? ». Olivier Gerolami, directeur du Groupement d'intérêt public (GIP) France Télé Numérique, en charge de l'information sur le passage au tout numérique, justifie cette campagne : « 95 % des Français sont au courant de cette transition, les grands bailleurs sociaux et les gros syndics d'immeubles aussi. Reste à toucher de plus petits syndics. Même s'ils ont fait le nécessaire pour la réception de la TNT dans un immeuble, ils ignorent parfois qu'il faut procéder à de nouveaux réglages sur les fréquences définitives lors de la bascule. » De fait, l'extinction de la TV hertzienne analogique, qui s'achèvera par les Dom-Tom fin novembre 2011, entre en phase « industrielle ». D'octobre 2009 à juin 2010, elle a eu lieu dans le Nord Cotentin et quatre régions, soit 1/6e de la population française. Après ce prologue, c'est au rythme de deux régions par mois que le passage au tout numérique se poursuit cet automne, puis en février, mars et mai 2011, de trois régions par mois. Effort d'informationAvec le 8 mars, l'Ile-de-France et ses 12 millions d'habitants. Envoi de dépliants d'informations, courriers et réunions avec les antennistes, les syndics, formation de bénévoles, centre d'appels... ces procédures sont désormais rodées. Louis de Brossia, président du GIP, affiche « une satisfaction réaliste » et de « la modestie », sur le déroulement des opérations depuis 2009. Les problèmes rencontrés en Basse-Normandie depuis mars, pour quelques centaines de foyers, liés à des brouillages entre émetteurs, ont nécessité de nouveaux réglages, et la prolongation des aides à l'équipement d'une parabole satellite (250 euros par foyer), dès lors que la réception hertzienne se révèle impossible. Ces difficultés ont été mieux anticipé en Bretagne et Pays de la Loire, en mai-juin. « Sur 10 millions d'habitants, on a enregistré 2.500 demandes d'aide à la parabole », relativise Louis de Brossia. Le guichet d'aide aux collectivités locales qui veulent prendre en charge la numérisation d'un émetteur secondaire, non prévue par le schéma national, vient aussi d'ouvrir. Mais s'il ne reste plus que 10 % de la population qui dépend exclusivement de la réception analogique, Louis de Broissia admet que l'obligation de réussite est de 100 %, la perte de réception TV n'étant pas tolérée.

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