Comment Areva pratique l'égalité des chancesUn accord entre ...

 |   |  483  mots
Comment Areva pratique l'égalité des chancesUn accord entre le groupe nucléaire et la Fédération européenne de la métallurgie a défini quatre étapes pour avancer, notamment sur la parité hommes-femmes.Force est de constater que, en général, les accords signés entre partenaires sociaux ne changent pas le fond des méthodes de travail des ressources humaines de l'entreprise où ils sont conclus. La règle souffre cependant de quelques exceptions. C'est le cas de l'accord signé, il y a exactement trois ans, entre Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, et Bart Samyn, secrétaire général adjoint de la Fédération européenne de la métallurgie (FEM) (voir ci-contre). Cet accord européen ambitieux a fait l'objet d'un dispositif d'application, nommé Odeo, et d'indicateurs de suivis.Ce projet Odeo a été conçu paritairement en 2008 entre Areva, des membres du bureau du comité de groupe européen du géant du nucléaire et la FEM. Subventionné par l'Union européenne (voir encadré), Odeo a permis de lancer la réalisation concrète de l'accord en incitant les salariés du groupe à s'en emparer, ce qui est essentiel dans la lutte pour l'égalité des chances, où la réussite passe d'abord par la conquête des esprits. Quatre étapes ont permis d'y parvenir. D'abord, l'évaluation détaillée de la situation dans les 55 sites européens du groupe. Puis, un séminaire européen réunit 40 représentants du personnel et 40 managers des 13 pays où est implanté le groupe en Europe. Ensuite, 10 ateliers d'échanges, et 140 participants de ces même 13 pays, élaborent des plans d'actions locaux, régionaux et nationaux. Pour suivre la veine paritaire, un retour d'expérience est adressé à la FEM, la Commission européenne et le comité de groupe européen d'Areva. Selon le groupe, près de 50.000 salariés européens ont ainsi été sensibilisés et un réseau Égalité des chances de 150 membres, qu'ils soient représentants du personnel, managers ou spécialistes des ressources humaines, a été organisé pour porter la bonne parole. Enfin, l'application de l'accord est suivie par toute une batterie d'indicateurs.mesures réalistes« Le vrai travail a commencé lorsque l'accord a été signé. Nous nous sommes mis autour de la table pour appliquer le texte. Les mesures réalistes, concrètes et visibles sont insérées dans la politique globale de l'entreprise », souligne Bart Samyn. « Nous avons montré qu'un accord innovant peut être applicable très concrètement, dans tous les pays où nous sommes implantés. C'est le développement d'une politique contractuelle pour faciliter le changement de la politique de ressources humaines », renchérit Philippe Vivien. Les deux partenaires devraient se retrouver pour négocier sur la gestion des âges et celle prévisionnelle de l'emploi et des compétences.Pascal Junghans parité

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :