Un rapporteur sous surveillance
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La ministre de l'Économie prendra garde ce matin de ne pas reprendre totalement à son compte le rapport qu'elle avait confié à Pierre Fleuriot, l'ancien directeur général de la Commission des opérations de Bourse (COB), l'ancêtre de la régulation des marchés français. Christine Lagarde le lui avait confié en parfaite connaissance de sa nomination à la présidence de Credit Suisse France, l'un des plus gros acteurs des marchés financiers européens et même mondiaux. La banque est également actionnaire de plusieurs plates-formes européennes alternatives aux Bourses historiques. La ministre est donc parfaitement consciente des procès d'intention que ne manquera pas d'essuyer ce rapport. Toutefois, force est de constater que le bilan que fait Pierre Fleuriot de l'application de la directive MIF et les propositions qu'il adresse à la place de Paris sont marqués du sceau de l'équilibre et du bon sens. C. T.
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