Défense : la France réfléchit sur les façons de sortir de la crise

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Partout en Europe, les milieux de la défense - industriels et opérationnels - s'inquiètent des retombées de la crise économique sur les budgets militaires. En France, le Conseil économique de la défense (CED), qui organise son colloque annuel le mercredi 2 juin, a entamé une réflexion sur la meilleure façon de sortir de la crise sans pénaliser un secteur technologique de niveau mondial, qui a un excédent commercial de 14 milliards d'euros.« Il va falloir gérer la crise, confirme à « La Tribune » le président du CED, Philippe Esper. Mais nous avons refusé comme réponse un plan de rigueur, une solution qui est loin d'être moderne ». Tout en répondant aux besoins de sécurité en maintenant un outil industriel et opérationnel de haut niveau, le CED suggère dans un premier temps « de construire un plan de gestion économique » pour financer les « dépenses d'avenir de la défense et de la sécurité malgré la nécessaire réduction des déficits publics et des dettes publiques ». Comment ? En acélérant le recours « à des modes de financement imaginatifs et diversifiés, dont l'externalisation et les Partenariats publics privés », estime le CED.harmoniser les dépensesAu-delà de ce plan de gestion, la France doit se montrer ambitieuse, selon Philippe Esper, qui pousse à la création d'une vraie Europe de la défense. « L'idée, précise-t-il, serait de consulter un certain nombre de responsables privés et publics des pays européens pour définir avec eux les arguments leur permettant d'adhérer au groupe de progrès des pays qui le veulent et qui le peuvent ». Pour cela, Philippe Esper demande « d'ici à la fin de l'année, un mandat des autorités politiques françaises » pour sonder quelques pays, notamment la Grande-Bretagne, l'Allemagne et d'autres encore en Europe centrale, pour former ce groupe de progrès. « Une Europe de la défense et de la sécurité ne peut pas se faire à vingt-sept, assure-t-il.Une telle initiative, si elle aboutissait, permettrait enfin d'harmoniser les dépenses d'équipement tout en réduisant la facture des États. Michel Cabirol

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