Blanc vire au Bleu
La Tribune
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Ce n'était pas le secret le mieux gardé de France. Il a d'ailleurs fuité peu après une réunion entre Laurent Blanc et ses joueurs, ce dimanche au Haillan, avant d'être confirmé par Bordeaux. Après trois saisons, celui qu'on surnomme le Président referme la page girondine pour ouvrir celle des Bleus. « Le club souhaitait conserver Laurent Blanc jusqu'au terme de son contrat au 30 juin 2011, précise un communiqué des Girondins. Compte tenu de la particulière qualité des relations entretenues avec son entraîneur pendant ces trois années, et de l'excellence du travail accompli par M. Blanc, son adjoint M. Gasset et l'équipe technique, le FC Girondins de Bordeaux accepte d'entendre la FFF sur la question de l'indemnisation liée à la libération de son entraîneur. » Plus tôt dans la journée, le champion du monde 1998 avait annoncé la nouvelle à ses joueurs au cours d'un pot d'adieu, dans l'intimité d'un Haillan transformé en camp retranché. L'émotion était présente même si ce départ n'a surpris personne. Depuis des mois, son nom est celui qui revenait avec le plus d'insistance pour succéder à Raymond Domenech après la Coupe du monde (11 juin-11 juillet).Négociation financière« Cette déclaration d'intérêt me réjouit, a réagi par communiqué le président de la Fédération française, Jean-Pierre Escalettes. Dans les heures qui viennent, la FFF prendra les contacts nécessaires avec les parties concernées pour définir et mettre au point les conditions d'un accord. » L'affaire pourrait lui coûter cher, à en croire Nicolas de Tavernost. « Nous devons préserver les intérêts de notre club, prévient le président du directoire de M6, propriétaire des Girondins. Il y a eu préjudice par rapport aux annonces faites sur le choix possible de Laurent Blanc depuis le mois janvier dernier, ce qui a correspondu à une difficulté sportive. Ça devra être inclus dans la négociation financière. » Une fois ces détails réglés, une nomination pourrait être ainsi officialisée dès jeudi lors de la prochaine réunion du bureau fédéral. également pisté par une grosse écurie européenne, dont l'identité n'a pas été révélée, Laurent Blanc a donc choisi de lier son destin à celui de Bleus, qui s'étaient refusés à lui en 2006. Depuis, l'ancien défenseur a convaincu en décrochant notamment un titre de champion de France (2009) et une Coupe de la Ligue (2009). Un pédigrée à peine écorné par la catastrophique fin de saison bordelaise, conclue hors des places européennes (6e).Preuve de sa détermination, Blanc devrait voir ses émoluments réduits d'un tiers (100.000 euros mensuels à la FFF contre 150.000 à Bordeaux). Il n'est pas sûr non plus de pouvoir conserver son fidèle bras droit Jean-Louis Gasset, pas forcément emballé à l'idée d'abandonner un rôle d'adjoint au quotidien. Les Bleus valent bien quelques sacrifices. n
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